Petit blues.

Plusieurs déceptions ces dernières semaines, ce sentiment de solitude qui revient.

Ne pouvoir faire confiance à personne, jamais.

Cette psy en qui j'avais mis tant d'espoir, bêtement, naïvement. Comment encore croire à 36 ans qu'une consultation de 45 minutes règlera les problèmes de toute une vie ? Les problèmes de toute une façon de penser ? Se prendre la réalité en face, cette réalité qu'on essaie tous d'oublier, celle qui fait qu'on peut parfois être un peu aidé par une rencontre, mais que le chemin principal, c'est toujours seul qu'on doit le faire. Il faut m'y résoudre. Ces tests que je pensais faire, et finalement pourquoi faire ? Dans quel but ? Est-ce encore utile ? Est-ce que ce qui compte ce n'est pas la connaissance de ma façon de penser et pas un chiffre ? Bien sûr que oui... L'impression que je me suis trompée de combat. Que savoir ne répondra pas à toutes mes questions.

LeTigre qui ne me suit pas, et ne me suivra jamais, dans mes délires psychologiques. Et tant mieux pour lui, non ? LeTigre qui est hermétique à mes questions, qui fait semblant de m'écouter par politesse mais qui ne comprend pas, qui ne veut pas comprendre, qui ne voit pas l'utilité à tout ça. L'envie de partager avec la personne que j'aime ces questionnements, ces doutes, ces joies aussi. Son âme, hermétique à la mienne. Nos corps qui s'aiment, nos âmes qui se taisent. Il n'a jamais beaucoup parlé de lui. Il n'en a pas besoin. Souvent, il m'écoute. Mais ces derniers temps c'était trop complexe pour qu'il ait envie de m'écouter, il n'en a pas la disponibilité, pas l'énergie en ce moment. Je ne peux pas lui en vouloir.

Et puis d'autres déceptions, diffuses.

Et puis les mauvaises nuits, Potam très malade (40 de fièvre pendant deux jours, vilaine toux, sifflements en respirant, antibio et finalement, ça va mieux ce matin...), Koala qui souffre des dents, lui qui est toujours de bonne humeur râle, pleure, mord, crie, se réveille la nuit, bave, rougit... Pauvre petit chou, c'est lourdingue ces poussées dentaires...

Et puis ce froid, aussi. Mon corps fatigué. Mon corps un peu cassé, en manque d'exercice physique, mon corps qui se plaint du manque de sommeil et de la malbouffe (tellement fatiguée que je fais des crises d'hypoglycémie si je ne mange pas correctement, avec sensations de malaise et tremblements).

Tout ça n'est que provisoire, ma mère arrive dimanche avec ma nièce, elle vont faire les nounous, la chaleur devrait bientôt revenir (même si sur ma côte la chaleur est toute relative mais déjà si on a du soleil et 22 degrés ce sera très bien !), je vais bientôt me remettre au sport, je viens d'acheter 14 séances d'aquabiking à faire entre midi et deux, je vais aussi m'inscrire au longe-côte à côté de chez moi, je rêve de faire une initiation au kite-surf et plus généralement de renouer avec les sports nautiques, de profiter de la mer si proche.

Et puis, ce besoin d'écrire, toujours. Mon projet professionnel tombe à l'eau, l'activité que j'avais envisagée ne me plaît pas suffisamment et surtout ne me permettra pas d'en vivre, alors passée la première déception je m'en remets à mon rêve premier, même si mon entourage me fait bien comprendre que je n'y arriverai pas, je garde confiance, je garde cette intuition que OUI, je peux y arriver et que ce n'est pas parce que certaines personnes n'y croient pas que je dois renoncer. Se faire confiance. Faire confiance à ses intuitions, à ses capacités.

Dès que les nuits redeviendront normales (d'ici peu sans aucun doute) et que mon corps se sera remis, glaner ici ou là quelques heures pour commencer. Ne plus remettre au lendemain. Ne plus faire semblant d'avoir de bonnes raisons pour repousser le moment de se lancer (même si objectivement, travailler ET gérer des enfants en bas âge ce sont quand même d'assez bonnes raisons).

20150708_121634