Depuis quelque temps, je mange super mal.

Mais vraiment super, super mal.

Très peu de légumes, pas trop de fruits, des féculents peu cuisinés, des tartines, du pain, du fromage, des sucreries (gâteaux surtout, en milieu de matinée, au goûter, voire même juste avant le repas de midi), biscuits apéro arrosés de bière ou de rosé.

N'importe quoi. J'ai renoué avec les bonbons, le nutella, les cacahuètes, dans le désordre.

C'est nul, mais j'avoue que la combinaison fatigue + déprime + manque de temps et d'énergie = pas envie de cuisiner ni de faire les courses. J'arrive encore, dans un sursaut de conscience maternelle, à acheter quelques légumes pour les enfants (les petits pois congelés, ça compte ?), je mixe vite fait un truc au baby cook, qu'au moins eux mangent équilibrés, et moi je m'oublie, loin derrière. Une tartine de nutella et une poignée de cacahuètes pour le dîner, des pâtes à tartiner bien grasses au ptit dej, une assiette de pâtes à midi.

Nul. Zéro.

Pourtant, la balance ne bouge pas. Tout ça a quand même tendance à m'écoeurer, donc je ne mange pas tant que ça au repas, mais je grignote dans la journée. Un bon condensé de toutes les mauvaises pratiques (sans compter un zéro pointé en sport. En quoi ?). La balance ne bouge pas, mais mon bide se voit ! Ventre gonflé, sensation de lourdeur, toujours l'impression d'avoir faim, vraiment pas agréable.

Alors, depuis dimanche matin, mon corps a dit STOP.

Retour à une hygiène de vie saine, comme je l'ai toujours fait d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que j'ai la chance d'avoir un corps qui ne bouge pas, une silhouette identique à celle de mes 25 ans, même un peu mieux, grâce à cette discipline alimentaire qui était totalement innée, totalement intuitive sans besoin ni de me forcer ni de réfléchir.

Maintenant que j'ai bien fait n'importe quoi depuis la naissance de bébé Koala, il est temps de remettre mon corps sur de bons rails.

Du coup, pendant quelques jours, petite diète purifiante : zéro PLV (protéines de lait de vache) et le moins possible de gluten.

Je ne suis pas vraiment intolérante au gluten, malgré tout j'ai souvent des gaz et des ballonnements qui viennent de là, avec un syndrôme du colon irritable qui se fait surtout sentir en période de stress.

Quant au lait de vache, une allergie réelle (et non une intolérance puisque ça me donne des symptômes allergiques ORL : nez qui gratte et qui s'infecte et s'inflamme à l'intérieur, yeux rouges et larmoyants, gorge qui gratte, voire eczema au coin de la bouche mais ça je me demande si ne c'est pas seulement le stress). Y a pire comme symptômes, c'est pas si grave, mais c'est le signe que mon corps ne les tolère pas et qu'il dépense une énergie non nécessaire à lutter contre les protéines intruses...

Donc, petite diète commencée dimanche matin :

Eviction totale de tout ce qui est à base de lait de vache. Pas trop compliqué pour moi puisque j'en mange déjà très peu, en de rares occasions quand je vais au resto ou que je cuisine pour du monde. A la maison, j'ai mes produits de remplacement : lait d'avoine, margarine sans lactose, fromages et yaourts de brebis et de chèvre. Et je vis très bien sans... (bon c'est vrai, parfois, un bon plat de lasagnes à la béchamel avec du fromage fondu, je craque. Pas grave, j'ai juste le nez qui gratte quelques heures après.... y a pire).

Eviction au maximum (mais pas totale c'est trop dur) du gluten.

Concrètement plus de pain au petit dej mais des céréales à base de riz, de maïs ou d'avoine, pas de pain aux repas, pas de gâteaux, pas de pâtes, ni blé, ni semoule.

C'est pas évident car je n'ai plus grand chose dans mes placards, faut que je refasse des courses pour arriver à respecter. Quand il n'y a rien dans le frigo, la tentation est grande de manger du pain et du fromage (de brebis), c'est ce que j'ai fait hier soir, mais je n'en avais pas mangé pendant 36h donc pas grave, un peu de temps en temps.

Après 48h, le verdict est déjà sans appel : mon ventre a quasiment disparu il est à nouveau presque plat (sans aucun exercice ni abdo ni séance de sport) alors qu'il était tout gonflé, vraiment j'avais un gros bourrelet encore samedi. Je me sens plus légère, mieux dans mon corps.

Je ne sais pas combien de temps je vais tenir comme ça, le plus longtemps possible. Ca restera un but vers lequel tendre, avec des assouplissements à certaines périodes.

Du coup, aujourd'hui, j'ai enfin pu remettre mon jean Joes Jeans gris préféré que je ne mettais plus, la faute à mon vilain bourrelet. Tout ça grâce à deux jours sans pain ni gâteaux, franchement, ça vaut le coup ;-)