Ce WE, j'ai un troisième jour à la maison...

Garde enfant malade...

Bébé Koala enchaîne et ne s'en sort pas, après une semaine à l'île de Ré où il semblait enfin aller mieux, où il nous a fait de super nuits, de retour à la maison son nez s'est bouché à nouveau et ça fait trois jours qu'il a de la fièvre.

Depuis hier midi, 40, et toute la nuit, de quoi bien nous faire flipper avec des symptômes inquiétants pour la maman que je suis... tremblements, joues écarlates, yeux révulsés ou fixes, tête versée en arrière, corps tout mou... vraiment pas une partie de plaisir...

Là il dort...

Et moi, rassurée, après ses 38,5 rassurants de ce matin, je profite, enfin. J'ouvre toutes les fenêtres, il fait doux, il fait beau, le soleil s'incruste dans la maison, je laisse les baies vitrées ouvertes, je range, je fais des projets d'aménagement de ma maison, de ponçage et peinture de meubles, je visualise les beaux jours avec bébé dehors et moi en train de faire du jardinage avec Potam.

Le moral remonte avec les journées qui rallongent.

La fatigue est toujours très pesante mais en me couchant le plus tôt possible j'arrive à tenir bon. Certains soirs je suis au lit à 21h, du coup même si la nuit n'est pas bonne, je ne me sens pas trop fatiguée le lendemain.

Mes bonnes résolutions du post précédent en sont toujours au stade des résolutions ou presque... J'ai quand même pris contact avec une sage-femme qui doit me rappeler. Elle n'a pas de dispo avant au moins un mois et demi mais ça ne fait rien, au moins les RV seront pris. Je mange un peu mieux mais je grignote toujours, j'ai des fringales de chocolat et je me gave de Lindt lait, praliné et noisette, c'est juste une tuerie... Tant pis on fait ce qu'on peut hein...

Malgré la boudine qui résiste, le bébé toujours malade, le moral est plutôt bon et j'en suis la première étonnée. Reprendre le boulot m'a fait le plus grand bien, je suis seule et j'ai beaucoup trop de travail mais j'aime ça. Je suis complètement maso mais plus c'est compliqué, plus y en a, plus ça me motive. Et puis je crois définitivement que je ne sais pas travailler en équipe, je ne sais pas déléguer, je veux tout gérer, tout maîtriser, tout faire, alors être seule sur le poste, ça me va bien finalement... D'autant que la hiérarchie est bien consciente du manque de personnel et donc plutôt tolérante envers moi...

Ca méritera un post entier plus tard mais je crois que je réussis à être vraiment moi.

Depuis que j'ai repris, de façon très naturelle puisque je ne fais pas d'effort pour, je me sens bien, je me sens moi-même avec les gens, j'assume ce que je pense et ce que je suis et ça passe. Ca passe même très bien, et les jours ou moments où j'ai pas envie de communiquer, je me fais plus discrète et n'ai jamais eu de question ou de reproche pour l'instant.

Je suis heureuse les jours où je vais bosser, je suis heureuse de retrouver mes ptits gars quand je rentre à la maison, toute dispo pour eux et avec ma patience encore intacte... heureuse les jours où je ne bosse pas de pouvoir me consacrer toute à eux ou d'être en famille... bref pour l'instant cette vie semble m'épanouir, pourvu que ça dure.

Il manque encore, et de façon assez cruelle, du temps. Du temps pour moi, du temps pour écrire, du temps pour ranger et trier, du temps pour coudre, et surtout, du temps pour notre couple. On rêve (ensemble, c'est déjà bien !) de trois jours dans un hôtel 4 étoiles avec vue sur mer, un lit king size et rien d'autre en tête que dormir, se faire des câlins, manger au resto. Le rêve. On va essayer de s'organiser ça d'ici l'été, tant pis si ça nous coûte un bras il nous en restera un deuxième !!!

Potam aussi... Potam qui est, petit à petit, un peu plus posé. J'ai même entendu plusieurs fois ces derniers jours "oui maman, tu as raison, j'y vais tout de suite !". J'en suis restée coite. Qui parle ??? Potam ??? IN-CROI-YABLE !!! Et puis bien sûr, parfois encore, des crises, ou des exigences dignes d'un tyran. Ce matin il se réveille et me dit "maman je VEUX mon bib, et devant les zouzous !".... mais bien sûr.... L'impression que les crises s'espacent, qu'elles durent moins longtemps, que Potam a appris à y faire face, il en sort plus facilement.

Il est encore insupportable les jours où on a peu de temps à lui consacrer. Il réclame du temps, de l'énergie, et c'est bien normal...