Bébé Koala est arrivé ! Il tire son surnom de celui de la salle de naissance où j'ai accouché... Un Potam et un Koala, c'est bien non ?

 

Tout s'est merveilleusement bien passé.

J'ai commencé à avoir des contractions dans la journée du 12 août. Comme j'en avais déjà eu beaucoup, je n'ai pas du tout pensé que ça pouvait être le début du travail. D'ailleurs je n'ai pas regardé l'heure, je me suis juste dit que j'en avais beaucoup. Dans l'après-midi, j'ai commencé à me dire que c'était une journée avec beaucoup de contractions. Sans plus. La nuit qui avait précédé, j'avais très bien dormi, sans aucune douleur, un sommeil réparateur qui annonçait, sans que je puisse m'en douter, une journée fatigante.

Ce fut une journée bizarre. J'étais très zen. Très détendue et en même temps très fatiguée. Je ne suis rien arrivé à faire de la journée, j'ai colorié des mandalas absolument toute la journée, je n'ai fait que ça, ça m'a fait un bien fou, j'ai adoré cette journée sans aucune contrainte. J'ai contaminé ma mère et ma soeur qui sont allées en acheter et on a fait ça ensemble à l'heure de la sieste et toute la soirée.

Le soir justement, je suis allée faire trois courses à l'hyper, et en 30 minutes j'ai eu trois grosses contractions qui m'ont empêchée de marcher. Ma soeur qui était avec moi m'a dit "nan mais quand même, 3 en une demi-heure là Flo !" mais moi, toujours sûre que ce n'était pas le jour J, je lui ai juste dit "c'est parce que je marche, je suis trop fatiguée je n'aurais pas dû venir, ça passera quand je me poserai à la maison".

Mais ce n'est pas passé. Elles sont devenues de plus en plus intenses et rapprochées, mais je ne captais toujours rien. Ou plutôt, tellement habituée à ces séries douloureuses, me suis seulement dit "tiens, c'est peut-être aujourd'hui, mais c'est peut-être encore une fausse alerte". Toute la soirée j'ai fait des mandalas en papotant avec ma soeur, qui m'a imposé de noter l'heure de mes contractions. Je n'y avais même pas pensé. Au fur et à mesure, j'ai quand même bien vu qu'elles étaient intenses et toutes les 7 minutes.

Au bout d'une heure trente de contractions intenses (mais largement supportables, juste obligée de souffler un peu pendant 30 secondes) toutes les 7 minutes, tout le monde est allé se coucher, moi compris. Ma soeur, qui comprenait bien mieux que moi ce qui se passait, m'a répété trois fois "tu me réveilles hein s'il y a quoi que ce soit !", "je t'emmène et je reste avec toi jusqu'à l'arrivée du Tigre". Et moi en riant "ouais ouais c'est ça, allez à demain".

Le temps de me préparer et de me coucher, les contractions ont continué. J'ai calculé, et je me suis dit "j'y vais si dans une heure c'est toujours aussi régulier" (LeTigre n'était pas là).

Et puis, entre deux contractions, j'ai eu une quinte de toux. En toussant, à un moment, j'ai entendu et senti un "plop" et le lit a été inondé. Je perdais les eaux.

J'ai enfin compris qu'il fallait faire quelque chose. Sans panique, sans stress mais avec une grande joie, je me suis vite levée, j'ai pris une serviette de toilette (c'est fou tout ce qui coule !!!!), j'ai réveillé ma soeur, appelé LeTigre qui, sans panique non plus, m'a dit "ok je pars tout de suite, je suis là dans 3h".

Tout d'un coup, les contractions sont devenues très douloureuses. Encore à peu près supportables, mais chacune me faisait plus mal que la précédente. Ce n'est pas une légende, une fois la poche des eaux percée c'est terrible...

Nous sommes arrivées à la maternité vers minuit vingt, le 13 août.

J'ai été examinée (je commençais à avoir du mal à supporter chaque contraction, j'ai même dit "mais TA GUEULE !" à ma soeur pendant l'une d'entre elle...! (me suis excusée ensuite...), j'étais dilatée à 3-4. J'ai été soulagée de l'apprendre, je me suis dit "ok, Le Tigre a le temps d'arriver tranquille".

Ma soeur m'a accompagnée en salle de naissance. Elle était émue, moi aussi, c'était un moment intense. Je souffrais beaucoup, elle ne savait pas quoi faire.

L'anesthésiste a été appelé tout de suite et m'a posé la péri immédiatement. Heureusement car je commençais à ne plus pouvoir retenir des cris à chaque contraction, incroyablement intenses... La péri a mis une dizaine de minutes à faire effet, 10 minutes interminables et puis, presque d'un seul coup, le soulagement. Plus de douleur. Du tout. Ouf.

On s'est détendues ma soeur et moi. On a fait des photos, on a papoté, on a rigolé, même. Moment surréaliste d'être en train d'accoucher et d'être à moitié shootée. La sage-femme était très occupée, elles étaient deux ce soir-là pour trois accouchements qui menaçaient de se passer pile au même moment. Du coup, je ne l'ai pas vue jusqu'à 3h. A 3h elle est venue m'ausculter, je pensais être à 5-6 et attendre tranquillement. Elle a fait une drôle de tête... et m'a dit "mais... euh... vous êtes à dilatation complète là ! Bon, on va essayer de temporiser. Mais vous en faites pas, si votre bébé arrive, je serai là, on va s'arranger". Elle est partie accoucher une autre femme et m'a dit "surtout si vous ressentez l'envie de pousser, vous sonnez, vous m'appeler. Ca va très vite, là".

J'ai stressé un peu, parce qu'avec la péri je n'étais pas sûre de ressentir l'envie de pousser. Et puis, LeTigre est arrivé. Pile à temps. Il a relayé ma soeur qui m'a quittée les larmes aux yeux "j'ai été si heureuse de partager ce moment avec toi". Moi aussi. Si heureuse...

En une heure trente, bébé a progressé dans le bassin et j'ai appelé la sage-femme. Elles venaient de finir l'autre accouchement, elle m'a examiné et m'a dit "oh, il arrive, la tête est là, vite on s'installe". Et moi toujours en transe... qui me retenais presque de pousser... Toujours tellement sereine et zen.

Elles m'ont installée, j'ai insisté pour qu'on me relève le dossier du lit "je ne pourrai pas pousser allonger, il faut me relever". On a fait une poussée d'essai. Elle m'a dit "bon c'est bien, on y va".

J'ai poussé deux fois, elle a pris ma main et m'a dit "touchez-le, c'est sa tête !" et j'ai touché sa tête juste là, prête à sortir.

Puis j'ai encore poussé trois fois, elle a dégagé la tête et les épaules, et m'a dit, "venez le chercher !", j'ai pris bébé Koala sous les bras et l'ai sorti de moi. Je l'ai posé sur mon ventre et ma vie a changé, pour la deuxième fois.

Il était si beau. Un beau bébé tout brun, recouvert de vernix, qui a poussé un tout petit cri puis plus rien. Paisible, sur moi.

On a passé deux heures en peau à peau, un bonheur absolu. Il a pris sa première tétée.

Mon bébé koala est né le 13 août à 4h55, il pesait 3, 230 kg pour 47,5 cm.

Une petite merveille. Ma deuxième petite merveille.

 

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La suite au prochain épisode...

 

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