Autour de nous, ça virevolte. Ca volète. Ca part et ça rentre, les fenêtres des voisins se couvrent des volets électriques qui ne seront relevés que dans quelques jours ou semaines.

Fin juillet, cette période où tout le monde pense et parle vacances. Où on est forcément parmi ceux qui reviennent ou ceux qui partent.

Où les mails pro se font plus rares, les stat sur les blogs chutent, les posts des copines se font attendre.

Les gens parlent du temps qu'il fait et de celui qu'ils espèrent.

Devant chez nous les familles sortent en short avec serviette de bain sur l'épaule pour aller à la plage. Le bord de mer est moins accessible, il y a plus de monde, nos accès privilégiés à la plage sont pris d'assaut, le camping est ouvert ainsi que la petite baraque "renseignements touristiques".

Sur les lits, les draps simples ont remplacé les couettes. Les baies vitrées restent ouvertes toute la journée, à 22h les volets sont encore ouverts car il fait encore jour.

On se promène pieds nus et on mange du taboulé et des saucisses grillées au barbec.

On fait des salades de tomate et on achète du perrier citron pour éviter de ne boire que des sodas.

C'est l'été.

Et même si certains jours on aimerait qu'il fasse plus beau ou plus chaud, ça sent les vacances.

Notre premier été au bord de la mer.

Et pourtant, cette année, pas de vacances. Nos dernières vacances remontent à une semaine au ski début mars. L'année dernière nous ne sommes pas partis pour cause de déménagement et changement de vie, cette année nous ne partons pas pour cause d'agrandissement imminent de la famille.

Et ça ne me manque pas.

Je laisse passer les jours, calme, sereine, dans cette sorte de langueur propre aux vacances.

Je me réjouis de ce que mon fils puisse me demander tous les jours "on va à la pouaze aujourd'hui maman ?" et je trouve ça merveilleux d'offrir la plage à mon petit garçon sans partir en vacances. Chateaux de sable et jeux au bord de l'eau font partie de son quotidien. Il connaît mieux le sable fin de la plage que l'asphalte de la ville. Alors c'est vrai, le ciel n'est pas bleu tous les jours. C'est vrai, qu'on se réjouit quand le thermomètre dépasse les 24 degrés au milieu du mois de juillet. C'est vrai que l'eau n'est pas turquoise comme en méditerranée. C'est vrai que parfois on joue sur la plage en sweet même en été.

Mais ici, c'est quand même les vacances un peu toute l'année.

Alors même si on ne part pas cette année, que je ne peux pas boire de rosé et que je n'ose pas montrer mon corps déformé dans un maillot de bain, je profite quand même de cet été pas comme les autres, hors du temps, en confondant un peu les mots "congé" et "vacances", sans trop savoir quand ça a commencé ni quand ça va s'arrêter...