Je sais pas pourquoi, mais en ce moment j'angoisse.

C'est bizarre ça, on n'a pas idée d'être angoissée quand on vit la même année (ou à cheval sur deux années, on va pas chipoter), un changement de région, un changement de boulot, une séparation de couple géographique, un changement de mode de garde pour le fiston, une recherche de maison, un achat de maison, un second déménagement, une grossesse, et une attente de mutation hypothétique.

Les sujets d'angoisse sont nombreux, et j'estime que j'ai de la chance, étant d'un naturel peu angoissé...

Alors, dans le désordre, les dix sujets qui m'angoissent :

- que LeTigre n'ait pas sa mutation. Ce qui est fortement, et même très fortement probable (merci les réorganisations)

- que je n'arrive pas à gérer les deux enfants si LeTigre n'est pas muté.

- qu'on se rende compte qu'on a fait une énorme erreur en changeant de région et que notre vie était bien plus facile avant (en région parisienne) (oui la mer c'est bien, mais ça fait pas tout)

- qu'on ne soit pas prêts pour le déménagement. D'ici le déménagement, avec LeTigre on n'a pas plus de deux jours consécutifs ensemble. Ca va être compliqué, et plein de bons moments de solitudes. Et vous savez quoi ? Je vais devoir faire des cartons seule avec un Potam dans les cartons jambes et LeTigre pourra faire ses cartons seul la journée sans Potam. Y a pas de justice.

- que Potam ne sache jamais s'endormir sans faire des caprices et nous répéter 2000 fois "veux pas dormir"

- que le deuz fasse ses crises du soir au moment des caprices du coucher de Potam, spécialement les soirs où je serai seule avec les deux

- que le deuz ait les oreilles décollées. On y a échappé pour Potam dont les oreilles sont tout simplement parfaites (c'est pas le cas de ses pieds, un jour je vous parlerai des orteils de Potam y a de quoi en faire un post entier), aura-t-on la même chance pour le deuz ? Et s'il a les oreilles décollées, ne va-t-il pas en vouloir toute sa vie au Potam qui ne les a pas ??? (au moins avec ma soeur, on était logées à la même enseigne, c'était plus juste).

- que je n'arrive plus jamais à me concentrer au boulot. Déjà avant j'avais des problèmes de concentration, mais quand j'y arrivais j'étais super efficace, ça compensait. Là, avec la grossesse, mes neurones m'ont définitivement lâchés, je désespère d'arriver à faire quoi que ce soit d'un tantinet efficace d'ici les 4 prochains mois (oui mon congé mat' commence dans trois mois et demi. Déjà !)

- que mon poste saute dans l'enchevêtrement des réorganisations en cours et qu'on m'en propose trois autres à deux heures de chez moi, sinon c'est licenciement. Youpi.

- qu'un jour au boulot quelqu'un se rende compte de ce que je fais réellement par rapport à ce que je suis capable de faire (ce jour-là, je suis morte)