Aller au ski enceinte ? Avec un enfant en bas âge ??? L'idée vous a traversé l'esprit, mais vous vous êtes dit que ce n'était pas raisonnable, que vous ne pourriez pas en profiter.

Et pourtant !

Tatafloute l'a testé pour vous : la montagne, l'hiver, enceinte de 4 mois et avec un petitout de deux ans et demi, c'est possible ! Et non seulement c'est possible, mais ça ressource !

Voici mes 10 conseils pour que tout se passe bien...

 

1 - On ne part pas trop haut !

La montagne enceinte : aucun problème ! Par contre, on veille à ne pas aller trop haut : on conseille 1500 mètres d'altitude maximum. Pourquoi ? Parce que notre volume sanguin est plus important et notre pression artérielle plus basse, dont en altitude où l'oxygène est plus rare, on risque des malaises (pas de souci par contre pour le bébé que l'on couve, il est bien protégé à l'intérieur).

Celles qui vivent toute l'année en altitude n'ont pas ce problème : leur corps est habitué !

 

2 - On protège sa peau

Qu'il fasse beau ou non, on protège sa peau avec de l'écran solaire indice 50, les rayons du soleil sont agressifs en montagne, surtout avec la réverbération de la neige. Alors soleil ok, mais si on comate en terrasse, on se tartine régulièrement en couche épaisse, au risque de choper un vilain masque de grossesse (qui disparaît normalement après l'accouchement, mais il paraît que ça peut rester... Alors gaffe !).

Et même s'il fait nuageux, on se tartine d'indice 50, les UV passent à travers les nuages.

Outre les rayons du soleil, on pense aussi à protéger sa peau du froid et du dessèchement. Enceinte, la peau est plus fragile et plus sèche, on prévoit donc une crème bien riche dont on s'enduit tout le corps après chaque douche. Ca sert en même temps de crème anti-vergéture, et on s'évite les démangeaisons sous les couches de pulls...

On n'oublie pas les crèmes pour les mains, même si on porte des gants.

 

3 - On s'entoure

On évite de partir seule avec le papa et le petit, sous peine de voir le papa se barrer skier toute la journée et nous laisser nous taper des journées entières de luge et de gestion des crises (car oui, avec un tout petit à la neige, des crises, il y en a ! voir plus bas...).

Dans l'idéal, comme ça a été le cas pour moi : une mamie, une tata et une grande cousine sont de parfaites baby sitter ! (et dans l'idéal on prévoit deux logements au lieu d'un grand, pour pouvoir s'échapper le temps d'une douche sieste sans bruit, sans tension, sans enfant). On leur confie le petit tant qu'elles le veulent, si ça leur fait plaisir (et en général c'est le cas), on les laisse gérer le coucher, et on profite uniquement des bons moments avec son fils : on joue avec lui dans la neige, on lui fait essayer le ski, on l'emmène au marché du coin ou en balade en luge.

On laisse aussi avec plaisir la grande cousine jouer à la maman et/ou à la grande soeur et on observe avec bonheur son tout-petit imiter sa nouvelle idole pour manger/pour jouer/pour parler/pour dormir. Elle l'occupe, elle lui lit des histoires, elle prend son bain avec lui et lui présente toutes ses poupées "monster eye". Et pendant ce temps, nous on sirote notre thé tranquillou, un sourire béat au bord des lèvres.

 

4 - On prend l'air

On profite d'être à la montagne pour sortir deux fois par jour, même si on ne skie pas. On fait des balades, on respire le grand air, et on se porte volontaire pour aller acheter le pain à pied, garder le Deux-Ans-et-Demi qui joue dans la neige pendant que les autres skient, on prend la luge comme une poussette et on part marcher le plus possible, à un rythme tranquille.

 

5 - On n'est pas trop exigeant avec soi-même et avec le Deux-Ans-et-Demi.

On se visse dans le crâne que cette année, on n'est pas venu pour skier ni pour faire "du sport". On prend donc ces vacances de "sport d'hiver" comme l'occasion de prendre l'air, de se reposer, et on ne colle pas des objectifs au Deux-Ans-et-Demi. S'il préfère jouer à la salle de jeu de la résidence au lieu d'aller faire de la luge, on le laisse faire ! S'il refuse de monter sur des skis, on n'insiste pas, s'il en a marre des descentes en luge au bout de 10 minutes, on ne s'énerve pas...

On est là pour se détendre, pour prendre du bon temps, les journées entières de ski avec pique-nique en haut des pistes, ce sera pour une autre fois !

On n'hésite pas à se porter volontaire pour rester au chalet à l'heure de la sieste alors que les autres repartent skier. On profite du calme et on se repose, on admire la vue et on les rejoint quand la sieste est finie.

Potam a skié un peu, il a beaucoup aimé ça, on lui a fait faire des petites descentes de pistes vertes et du tire-fesses, entre nos skis (oui, j'ai skié un peu. Mais seulement des pistes vertes, et tout doucement). Il râlait quand on attendait au tire-fesse mais il s'éclatait dans les descentes !

 

6- On accepte les crises et les caprices du Deux-Ans-et-Demi

Pas la peine d'essayer de le raisonner, ou de lui dire des phrases comme "tu devrais déjà être content d'être en vacances au lieu de râler !". Non, le Deux-Ans-et-Demi s'en fout, il vous fera les mêmes crises qu'à la maison. Peut-être un peu moins si vous avez respecté le conseil n°3 et qu'il a une grande cousine pour l'occuper et lui changer les idées.

Mais même avec de la compagnie, le Deux-Ans-et-Demi reste un Deux-Ans-et-Demi qui râle pour s'habiller, qui refuse de mettre sa combi (alors même qu'il veut faire de la luge, ne cherchez pas la logique), qui gueule que dans ses chaussures de ski "on peut pas marcher avec !", qui veut manger sur les genoux de sa cousine, qui refuse d'aller se coucher, qui jette ses lunettes de soleil par terre, qui bouffe de la neige même au bord des chemins là où les chiens pissent dedans, qui hurle pour monter en voiture sans entendre que le trajet dure 2 minutes car lui, la luge, c'est TOUT DE SUITE !

Alors on s'arme de patience et on se répète que pour lui aussi, ce sont les vacances et que ma foi, s'il préfère jouer en body dans l'appartement au lieu de faire de la luge, ben tant pis, on lui laisse un quart d'heure de plus.

 

7- On fait attention à ce qu'on mange

(ça, c'est LE point que je n'ai pas respecté.... oups...). M'enfin je vous livre la théorie quand même...

On évite tous les super bons fromages de montagne qu'on aime tant, mais qui sont malheureusement au lait cru : reblochon, tomme des montagnes, etc... On leur préfère les fromages à pâte cuite et les tommes au lait pasteurisé. Mais si, c'est bon quand même...

La fondue ? Honnêtement j'en sais rien. Mon avis, c'est que c'est cuit dans le vin et que ça bout pendant un bon moment, donc pas de problème. Moi j'en ai mangé et je me suis bien régalé ! Raclette pareil je pense, mais attention à la charcuterie !

Gare aux cochonailles non cuites, saucissons et autres bonne choses qu'on trouve tout là-haut. Là aussi, je n'ai pas été un bon exemple, je me suis gavée de saucisson...

 

8- On n'essaie pas de rentrer à tout prix dans sa combi de ski de quand on faisait du 38.

Ca, c'était avant.

Non là, à quatre mois, on ne rentre plus dans rien, alors on prend sur soi, on prie pour qu'il ne fasse pas trop froid, et on sort en jean de grossesse. Pas la peine de racheter une combi taille 44 qu'on ne remettra jamais, de toutes façons on ne devrait pas avoir à se rouler dans la neige. Au pire s'il fait froid, un collant sous le jean fera l'affaire.

Nous on a eu de la chance : un grand soleil et des températures printanières, donc pas besoin de collants : jean de grossesse et bottes de neige par-dessus, blouson de ski et même pas de gants (pas pratique pour prendre la main d'un Deux-Ans-et-Demi).

 

9- On essaie de ne pas trop en faire

Oui c'est obligé, entre les skis, la luge, les combis, les sacs à dos, les goûters, les lunettes de chacun, les écharpes qu'on emmène juste au cas où, les vêtements de rechange pour les petits qui se roulent dans la neige, et le Deux-Ans-et-Demi qui fatigue vite de marcher avec ses bottes de neige, on est tentée de tout porter.

On porte le Deux-Ans-et-Demi, on porte les sacs, on porte les chaussures des uns et celles des autres, on donne un coup de main pour porter les skis, tout ça en plus des balades, des repas à préparer, des courses à faire, des aller-retours incessants à la voiture. Ca fatigue. Alors on fait attention, et on essaie de ne pas trop en faire (pas bien réussi pour moi...).

 

10- On s'OR-GA-NISE !

Enceinte et avec un Deux-Ans-et-Demi, pas question d'oublier des affaires, de passer une journée entière dehors, de rester debout toute la journée.

Alors, on prend les choses en main et on essaie d'organiser un peu la journée, même si les autres ont envie de faire "au feeling". On prévoit les horaires où on se retrouve (on compte là-dedans les temps infinis que met le Deux-Ans-et-Demi pour se motiver, s'habiller, pleurnicher et être enfin prêt), on s'assure que chacun ait un téléphone allumé/chargé sur lui et on s'envoie des textos pour dire où on est, où la voiture est garée, et pour appeler à l'aide quand on en a marre d'être seule avec le minus.

On prévoit de rentrer tôt à midi pour manger tôt pour coucher tôt le Deux-Ans-et-Demi pour la sieste, pour éviter qu'il dorme jusqu'à 16h30. Et oui, les pistes ferment à 17h, le soleil décline, il commence à faire froid, alors si on veut profiter un peu de l'après-midi on le couche tôt.

On prévoit des repas faciles, vite faits, vite préparés, et tout le monde est content.

Et surtout : on se couche TOT !

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