En ce moment, j'ai la diarrhée (non ne me remerciez pas de vous livrer tous les détails de ma vie privée, avouez, vous adorez ça) (bande de voyeuses) (oh ça va je rigole).

Donc, en ce moment, j'ai la diarrhée, liée à la grossesse.

C'est bizarre me direz-vous, enceinte on a plutôt tendance à être constipée. Oui, mais pas moi. Moi j'ai un uterus très rétroversé (tellement antérieur que mon col est quasi inaccessible et joue à cache-cache avec les gynécos), du coup l'uterus, au début de la grossesse, appuie sur le colon au lieu d'appuyer sur la vessie comme pour la plupart des filles normalement formées. D'où la diarrhée.

Et puis aussi, j'ai réintroduit totalement le lait de vache dans mon alimentation, soucieuse de ne pas avoir de carence en calcium pendant ma grossesse (pas sous forme de lait mais je mange des yaourts et du fromage), du coup, ma digestion s'en trouve un peu perturbée.

Et puis finalement ce n'est pas bien grave, ça m'évite d'autres désagréments du type hémorhoïdes.

Mais je m'égare.

 

Hier au boulot, j'ai dû aller aux toilettes quatre fois, prise d'une crise de diarrhée (Florence Foresti disait que la grossesse, c'est comme une gastro qui dure neuf mois, et franchement elle a pas tout à fait tort).

La troisième fois, c'était juste après le repas de midi (mais qu'est-ce qui m'a pris de manger des pâtes carbonara aussi ??? c'était ça ou boulettes d'agneau congelées...).

Personne dans les couloirs, presque personne dans les bureaux (normal c'est 13h), j'y vais peinarde, je fais mon truc tranquillou (ça fait bien du bruit, je vous laisse imaginer), et une fois terminé, qu'est-ce que j'entends ??? Quelqu'un dans le chiotte d'à côté.... Meeeeeeeeeeeeeeeeeerde. Un mec en plus, bien sûr (ce sont des chiottes communs homme-femme, avec un pour les hommes et un pour les femmes juste à côtés l'un de l'autre et lavabo commun. C'est trop nul).

Je me suis arrêtée immédiatement, plus un bruit, lui a mis trois plombes à se rhabiller, tirer la chasse, sortir, se laver les mains, et une fois que j'étais bien sûre qu'il ne pouvait plus être dans le couloir, j'ai enfin pu sortir, un peu honteuse mais rassurée d'avoir préservé mon anonymat... (même si on n'est pas beaucoup de filles à l'étage et que du coup les possibilités sont restreintes...).

Un bon gros moment de solitude...