Premier WE entier chez des amis avec Potam.

Premières soirées à papoter, picoler, rigoler, bonnes-bouffer, voir le Potam kiffer de voir d'autres enfants tout le WE, et devoir repousser la petite Mimi de 2 ans et demi qui veut lui faire des bisous, parce que bon ça va bien hein, se faire harceler par les filles c'est sympa 5 minutes ! Les voir se faire des bisous sur la bouche...

Vivre ensemble 48h, deux couples et trois enfants.

Vivre à leur rythme, mais savoir qu'il y a toujours un adulte dispo pour lire une histoire, prendre sur les genoux, montrer une video, faire un combat de toupies ou jouer au loto des images...

Se coucher à 2h, se lever vers 7h, aïe aïe aïe mais que c'est bon pour autant de lâcher prise sur le temps de sommeil et d'oublier de regarder sa montre à 23h en calculant le nombre d'heures qu'il reste avant le réveil des nains...

Kiffer d'aller voir les vaches au bout de la rue.

Voir le regard subjugué du Potam qui est amoureux des vaches dans ses livres et qui les a enfin vues en vrai. Le retenir d'aller leur faire des câlins et leur mettre la main dans les narines.

Expliquer 27 fois à une petite puce de deux ans et demi "oui le bébé veau, il était tout petit, il sortait tout juste du ventre de sa maman".

Montrer et remontrer les photos, de retour à la maison.

Essuyer des larmes parce que Potam a piqué sa poussette... prêter la poussette du Potam pour rétablir cette immense injustice... (voir le Potam s'en foutre royalement lui, il voulait marcher).

Revoir ses potes qu'on a pas vus depuis un an.

Voir le regard plein de larmes du Potam jaloux car Mimi chahute avec SA maman.

Flipper un bon coup parce que Potam s'étouffe et réaliser que putain, ça fait plusieurs longues, très longues secondes et qu'il n'a toujours pas respiré. Le mettre à l'envers, paniquer, imaginer le pire et le serrer ensuite très très fort dans ses bras en tremblant encore. Le voir manger son petit filou l'air de rien une minute plus tard...

Faire du toboggan pour la première fois avec Potam dans les bras.

Faire de la balançoire pour la première fois avec Potam sur les genoux (et prier pour que la balançoire soit solide).

Voir son bébé prendre son envol, et parcourir, enfin, toute la maison tout seul sur ses deux pieds, le sourire jusqu'aux oreilles et les mains en l'air, tortillant son ptit cul, mais finalement très à l'aise...

L'imaginer courir dans quelques jours...

Se dire qu'il y a comme ça des étapes, qui font de nos bébés des petits enfants autonomes.

Avoir les yeux un peu gonflés le lundi matin, mais réaliser qu'un WE comme ça, ça n'a pas de prix.