Mon Potam n'a pas volé son joli petit surnom...

Lundi, j'ai voulu (oui quand c'est ton premier enfant c'est comme ça, tu es NAIVE) faire ma première séance jardinage de l'année, avec Potam (elle est là, la naïveté).

Lundi, il faisait beau. Beau et pas froid, pour une fois. J'ai quand même enfilé une veste bien chaude au Potam, un blouson pour moi, et hop, dehors !

Déjà il faut savoir une chose : le Potam est curieux. Et dans le jardin, la dernière fois qu'il y a été sans neige, il s'en souvient plus trop (rapport au temps gris et pluvieux, vous voyez ?). Donc là, trop bien, il découvrait un tout nouveau et immense (à ses yeux de bébé) terrain de jeu.

Moi, je pensais pouvoir faire mon jardinage peinarde pendant qu'il découvrait les joies des jeux de plein air (ramasser la poussière sur la terrasse avec son pantalon, arracher l'herbe, manger de la terre et faire semblant d'arroser les cadavres de vieilles plantes pourries avec un arrosoir beaucoup trop grand pour lui sans eau dedans, bref des activités de son âge).

C'était sans compter sur le fait qu'il ne veut toujours pas marcher tout seul, et que faire du quatre pattes dans l'herbe truffée de mottes de terre humide, c'est pas terrible terrible.

J'ai quand même pu tailler ma vigne rapidos avec cet objet qu'il convoitait depuis que je l'avais retrouvé au fin fond de la buanderie : le sécateur (oui je range mon sécateur dans ma buanderie et je fais ce que je veux d'abord).

AVANT, en 2010 quand il n'était que dans mes rêves, en 2011 quand il était dans mon bide, et en 2012 quand il siestait dans son cosy, je posais négligeamment mon sécateur sur un petit muret à côté de moi quand j'en avais plus besoin. Là, j'ai vite compris que j'avais intérêt à ne pas le lâcher, sous peine de voir débarquer plus vite que l'éclair des petites mains avides de nouvelles sensations (et celles-là de sensations, je les lui souhaite pas).

Et puis au bout de trois minutes, j'ai bien dû me rendre à l'évidence : Potam commençait à râler sérieusement, préférant découvrir le jardin en marchant sur ses pieds.......

..... accroché à mon doigt.

Ma séance de jardinage s'est donc transformée en balade dans le jardin, un Potam greffé au bout de mon doigt...

Et MOI qui pensais qu'avec un enfant de bientôt un an et demi, j'aurais pu au printemps tranquillement tailler mes rosiers, arracher les tiges mortes et les mauvaises herbes et même, qui sait, planter tout plein de trucs avec lui... le laissant jouer à côté de moi avec un rateau et un arrosoir en plastique...

Je me rends compte aujourd'hui combien j'ai eu tort !

Et j'envie en ce moment toutes les mamans de petits bout de chou qui marchent seuls à un âge "raisonnable" ou "moyen" genre vers 12 mois.

Non que je m'inquiète hein, entendons-nous bien. Potam est très agile avec son corps, il passe d'une position à une autre hyper facilement, sur les fesses, à plat ventre à lécher le sol, à genoux, marcher à quatre pattes, se mettre debout (avec appui), se rasseoir, bref il est vraiment à l'aise, il marche bien, court même sans se vautrer, mais tient à ne jamais lâcher notre doigt (d'ailleurs il n'accepte que l'index, faut pas déconner), depuis deux mois et demi, et nous regarde en pleurnichant quand on lui fait signe de faire quelques pas pour nous rejoindre (même pour un pas ou deux, il se remet à quatre pattes si on ne vient pas lui tendre notre doigt, ce qu'on ne peut raisonnablement pas faire toute la journée !)

Et c'est LONG.

Et je mesure tout ce que je pourrais faire avec lui s'il se décidait ENFIN à lâcher notre doigt...

Il y a deux semaines, chez des amis, nous avons fait la connaissance d'un couple qui a un petit garçon de l'âge de Potam (un mois de plus). Il marchait depuis quelques mois. J'ai été JALOUSE, j'avoue. Et puis j'ai regardé évoluer ce petit garçon, et je me suis aperçue que malgré le fait qu'il marche, il était tout pataud avec son corps, incapable de se déplacer autrement que sur ses pieds, il fallait l'aider pour s'asseoir, incapable de monter une marche. Et la maman de ce petit garçon, regardant Potam évoluer partout dans la pièce, m'a dit "dis donc il bouge super bien ton fils, qu'est-ce qu'il est agile ! regarde deux marches, hop, il les monte sans problème, se remet assis, repart à quatre pattes ! il est super tonique !".

Et je me suis dit qu'en fait ce n'était pas plus mal que ça se fasse dans ce sens-là pour Potam. Qu'il maîtrise tout à fait son corps et ses mouvements avant de prendre vraiment son envol sur ses deux pieds...

C'est casse-pied car on est obligés de le tenir tout le temps (parce que le 4 pattes au bout d'un moment ça le saoule, il veut marcher), mais pendant ce temps il paufine sa technique au sol et fait des efforts vraiment importants, j'en ferais le quart dans la journée je serais épuisée !

Bref, résignée je dois être, et attendre patiemment que son blocage psychologique s'efface et qu'il prenne enfin confiance en lui. Je me demande s'il ne va pas attendre de savoir se mettre debout seul sans aucun appui pour se lancer. Il sera ainsi debout au milieu d'une pièce et n'aura d'autre choix que d'avancer... ;-) D'ailleurs de plus en plus quand il est à quattre pattes il pose un pied au sol pour se redresser à moitié.

Il escalade son lit, se suspend aux étagères et aux tiroirs ouverts (non je n'ai pas peur, non je n'ai pas peur, non je n'ai pas peur, méthode Coué...), grimpe sur le dossier du canapé pour attraper ses livres sur l'étagère au-dessus, et il sait monter les escaliers depuis deux mois mais ne le fait plus. Maintenant il s'est mis dans la tête qu'il était hors de question qu'il monte les escaliers à quatre pattes, qu'il devait le faire COMME NOUS, debout, un pied par marche (mais il faut le tenir évidemment !). D'un côté ça m'arrange comme ça je suis sûre qu'il ne monte pas tout seul !

Bref, tout ça pour dire que la séance jardinage, c'est pas pour tout de suite.

En attendant, c'était quand même le kiffe j'ai sorti le petit tricycle qu'on m'a donné : il est encore trop petit pour atteindre les pédales mais il a adoré que je le pousse !

Et puis, voir ça chez nous, c'est juste le kiffe total.... :

2013-03-05 12