Alors voilà...

Il a dit OUI.

On y est.

Finalement depuis quelques petites semaines mes doutes se sont totalement dissipés. Je redeviens dingue quand je vois un bébé dans un landeau ou un cosy, je recommence à être jalouse, j'ai envie de les prendre dans mes bras, je regarde, envieuse, ces mamans au ventre encore un peu rond pousser leur tout nouveau petit bébé dans leur nacelle et je suis ivre d'envie...

Au placard les doutes et les angoisses, on s'en fout !

J'ai envie que mon Potam ait un compagnon ou une compagne de jeu, de confidences, de vie...

J'ai envie qu'on soit quatre puisque je sais qu'on ne sera jamais plus, c'est dans le contrat. Et ça me va.

J'ai envie de revivre ça et même plus peur. Si c'est dur, ben tant pis ! On gèrera ! On galèrera, on dormira pas, on râlera, on câlinera, on pestera, on changera des ptits culs plein de merde, on mettra la tête sous l'oreiller pour plus les entendre, mais on survivra et on sera heureux. Point barre ! Tout finit par passer... Même les premiers mois hyper galères avec le Potam sont passés et maintenant je ne me souviens plus que des bons moments...

Et puis, maintenant, il est si facile... Chiant parfois, bien sûr, c'est un bébé de 16 mois mais toujours content, toujours en train de rire, pasionné de tout.

 

Je n'ai même pas galéré pour convaincre LeTigre.

A notre dernière petite virée à deux (24h sur les côtes du Nord), j'avais réabordé le sujet, pensant me prendre un NON catégorique dans la tête. Et puis finalement, ça avait été plutôt simple : je lui avais seulement demandé "bon alors pour le deuz, ton NON, c'est définitif ?" et là il m'avait répondu, surpris "quoi ? Non, bien sûr que non, c'est pas définitif !" et là j'avais embrayé sur "bon mais si dans l'idée tu n'es pas contre, il faut pas qu'on traîne. Je veux pas te presser, ni te harceler avec ça, si tu as besoin de temps on peut encore attendre un peu mais pas des mois. On vieillit, Potam grandit, et si ça se trouve on va attendre un an et demi pour que ça fonctionne". Il m'avait dit en y réfléchissant vraiment "oui c'est sûr, tu as raison, c'est vrai". On s'en était tenu là.

Ce WE, j'ai remis la gomme. Les pieds dans le plat. Genre "faut qu'on parle" avec un immense sourire. Il a compris tout de suite de quoi je voulais parler et m'a tout de suite dit qu'il était ok : "de toutes façons, je sais que je vais finir par te dire oui, alors ça ne sert à rien d'attendre...".

 

Pendant le WE de ski, à chaque fois que j'y pensais, mon coeur se gonflait gros comme un énorme ballon, trop heureuse. Un deuxième enfant. Putain. Une famille. (oui c'est idiot, à trois aussi on est une famille... mais quatre... c'est une VRAIE famille quoi... les parents et les enfants. Ca claque).

Mais en fait je n'y ai pas pensé plus que ça. Je profitais de l'instant présent. Et je pensais beaucoup à mon Potam qui me manquait un peu.

Et depuis, ben pareil. C'est bizarre, mais je n'y pense pas vraiment. Je sais qu'un frein a été enlevé, mais pour l'instant ce n'est qu'un mot. Qu'un concept. Mon stérilet est toujours à sa place et y restera jusqu'à mardi prochain.

Mais je sais aussi que mardi prochain, je n'aurai pas encore ovulé et que dès que le stérilet ne sera plus là, tout sera possible...

... et pourtant, je n'y crois pas. Comme si quelqu'un (quelque chose ?) m'avait certifié que ça allait prendre du temps.

Vraiment, je ne m'imagine pas DU TOUT enceinte dans trois semaines. Simplement, maintenant, ça s'est un peu rapproché, ce n'est plus seulement une idée vague, c'est un vrai projet qui va devenir concrèt. Mais encore lointain. Pour "plus tard". Comme si l'absence de contraception n'était pas du tout liée directement au fait de faire un bébé... Dingue à quel point la première attente a totalement modifié ma façon de réagir inconsciemment.

Quand je vois vos super gentilles réaction sur mon post précédent, je me dis "merde mais c'est vrai, ça peut peut-être être bientôt. Pour de vrai".

Pendant mon WE de ski, après que LeTigre m'avait dit OUI, souvent je nous imaginais revenir avec Potam, l'année prochaine. Et à un moment, je me suis simplement dit "tiens, peut-être que je serai en début de grossesse". L'année prochaine. Et ça ne m'a pas du tout semblé bizarre. Pas une seconde je ne me suis dit "peut-être qu'on viendra à quatre" ou "peut-être qu'on ne pourra pas venir pour cause de nouveau-né ou d'accouchement imminent". Non. Pas pensé.

C'est dingue. Totalement conditionnée par le fait que JE NE SAIS PAS FAIRE LES BEBES. Je sais, je sais, j'en ai fait un. J'ai su faire. Mais si c'était un malentendu ? Une petite erreur de Dame Nature qui était occupée ailleurs et qui m'a oubliée, pour une fois, une seule, la seule fois qui a suffi ?

Et si ça marchait tout de suite ? Techniquement, théoriquement, c'est possible. Ca fait partie DES possibles. Putain. Là, dans trois semaines, peut-être. Argh. Vraiment ? Nan mais pour de vrai, genre pas une blague ou une fausse couche ou une GEU tu vois ? Une vraie grossesse avec un vrai bébé à la fin ?

Pffffffffffffffff... N'importe quoi !!!!!

(j'aimerais bien quand même, n'empêche, c'te revanche, après je ferai partie -un peu- des fertiles).

Bon mais de toutes façons, dans mon calcul, l'idéal ce serait trois ans d'écart. Ca nous laisse 11 mois. Ca peut le faire, en 11 mois, non ?

Et puis je me suis dit que je n'allais pas attendre des plombes pour retourner voir le gynéco, on n'a plus de temps à perdre, d'ici 8-9 mois j'irai le voir et lui demanderai des piquouzes... J'irai réclamer ma dose d'hormones.

Donc ouais, c'est vrai, je suis prête à attendre. A patienter. Longtemps. Même pas peur. M'en fous, j'ai mon Potam, une vie bien remplie, pleine de bonheur, de sourires et d'éclats de rire, il ne peut rien m'arriver.

DAME NATURE, TIENS TOI BIEN !!!!!! J'ARRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE !