De retour sur la toile après trois jours "off".

Trois jours de gastro.

Youpi, après la grippe, je me demandais ce que je pourrais bien trouver pour qu'on s'occupe de moi !

Par contre, après coup, ben franchement je préfère encore la grippe. Ca casse, c'est vrai, on met du temps à s'en remettre, mais quand on est terrassée par la fièvre et la fatigue, on dort et on est bien. On passe deux jours à dormir, à pas pouvoir se lever, on n'est pas fraîche mais c'est pas non plus insupportable.

La gastro, pour moi en tout cas, c'est l'horreur. Ma hantise.

Heureusement, c'est court. Intense, mais court.

Mercredi, après mon repas au resto, je fais ma crise allergique, avec mes ballonnements et crampes intestinales. Mais ça, ce n'était pas la gastro, j'ai trop l'habitude de ces crises pour les reconnaître aux tout premiers signes.
Vers 20h-21h, ça va beaucoup mieux. C'est fou hein, ça dure toujours à peu près 6h, et puis tout d'un coup (après moult gaz et passages aux toilettes quand même), c'est fini. Plus rien, et j'ai à nouveau la dalle...

Jeudi matin, je n'ai pas faim. Vaguement écoeurée, pas envie de manger. Je me force à boire la moitié de mon bol et à manger une tartine (d'habitude j'en mange 3 de bon appétit). Sans me poser plus de questions, j'emmène Potam chez Nounou. Nounou qui me dit "ah ben après M., c'est le petit R. dont la maman a téléphoné ce matin, il ne vient pas il a vomi toute la nuit". Les gastro pleuvent chez Nounou Fabienne. Et moi et mon estomac un peu en vrac, là tout de suite, on commence à s'inquiéter un peu...
Dans la voiture, alors que je suis au volant, les virages me donnent mal au coeur...
Je me dis que par précaution, on ne sait jamais, je ne ferai aucune bise ce matin ni ne serrerai aucune main. Paraît que quand on a une gastro, il vaut mieux faire des bises que serrer des mains, y a rien de pire.

J'arrive au boulot, mon estomac est un peu en vrac mais ça va à peu près. Je raconte ma potentielle contagion avec le sourire, on me prend moyen au sérieux (ils attendent peut-être que je leur vomisse dessus).
Au café, je ne prends pas de café. Je ne participe pas à la conversation, je bois une gorgée d'eau qui m'écoeure, je suis concentrée sur ce qui se passe dans mon estomac.
La matinée se passe, je me sens pas très bien, j'ai le mal de mer, mais bon gré mal gré j'arrive à bosser un peu. Vers 13h, mes collègues partent manger, moi je ne peux rien avaler. Je me fais une infusion, je bois deux gorgées, j'ai envie de vomir.
Je pense encore que ça peut passer. J'ai le souvenir de gastro plus rapides, où il n'y a qu'une heure ou deux entre les premiers écoeurements et la grosse crise. Là, ça fait des heures, rien ne se passe. J'attends.

Et puis je n'arrive vraiment plus à bosser, je pâlis, j'ai envie d'aller attendre aux toilettes au cas où je vomirais. Je décide de rentrer j'ai pas envie de vomir au bureau. J'envoie un mail à mon chef (évidemment tout le monde est parti déjeuner), un texto à mes deux collègues, et je me barre.
Dans la voiture, je guette chaque endroit où je pourrais m'arrêter en cas d'urgence (je n'en trouve pas beaucoup), et dans les lignes droites, je manque de m'endormir. J'ai besoin de m'allonger, vite, je me sens mal.

En rentrant, LeTigre qui vient de se lever est un peu surpris de me voir. "T'es malade ?" "C'est la gastro ?" Puis il se tient stratégiquement à l'écart.
Après m'être allongée, ça passe un peu.
Je passe quand même une bonne heure bien mal, sans savoir si ça va enfin se déclencher ou non.
Puis vers 15h30, je sombre dans la grosse crise.
Vomissements hyper douloureux (je n'ai rien dans le bide, rien à vomir, mes deux gorgées de tisane ne ressortent même pas) (quoi vous vouliez pas les détails ???), crampes violentes, malaises, je me traîne à moitié assise par terre entre les toilettes et le canapé, je vais mourir. LeTigre s'amuse "c'est bon, on meurt pas de la gastro Tatafloute". J'aimerais bien l'y voir, lui. Pffffff.
Donc, j'agonise pendant des heures, je vomis toutes les 20 minutes, pliée en deux par des douleurs insupportables. Certaines fois je ne sais même pas si je dois m'asseoir sur les chiottes ou m'y agenouiller... Les vomissements ne me soulagent pas. Chaque fois, je sais que je vais devoir y retourner. Alors, je bois quelques gorgées d'eau bien froide pour déclencher et ça marche, un peu.
Quelques heures plus tard, ça va mieux. Je comate dans mon lit, épuisée, encore brassée mais les vomissements se sont arrêtés. Je meure de soif. Je bois doucement deux gorgées de tisane. Quinze minutes après, ça ressort...

Heureusement, après quelques heures d'agonie, ça se calme et je m'endors d'un sommeil agité, réveillée mille fois par ce malaise, mon estomac se rebelle...
Le lendemain, on remet Potam chez nounou, on a négocié, d'habitude il n'y va pas le vendredi mais là, je ne peux pas m'en occuper et surtout, on voudrait qu'il soit épargné des microbes...
Ca tombe bien, je suis incapable de faire quoi que ce soit. Toujours écoeurée, mais plus de spasmes, plus de vomissements, plus de diarrhées. La crise est passée.

J'ai dormi toute la journée, ça m'a fait un bien fou. Un sommeil réparateur, sans rêves, lourd, je me réveille parfois, vois vaguement qu'il fait jour et sombre à nouveau en ayant juste tourné la tête...

Et aujourd'hui, après une bonne nuit, ça va. J'ai passé une journée normale, si ce n'est que j'ai encore du mal à manger, je remange doucement quelques légumes, trois cuillères de pâtes, des galettes de maïs à la confiture, du bouillon de légumes. Mon estomac se rebelle encore un peu.

Demain, on part chez mes beau-parents, on est en congés quelques jours, va pas falloir que BM me cherche avec la nourriture, je mangerai pas de plat en sauce, rien que l'idée me donne la gerbe...

 

Je suis sûre que vous rêviez que je vous raconte ma gastro... bande de veinardes............

 

Edit : Potam n'a rien... Aussi étrange que cela puisse paraître, lui qui attrape tous nos rhumes, n'a pas de signe de gastro. En fait c'est forcément lui qui me l'a refilée (il n'y a de gastro que chez la nounou dans notre entourage), mais lui, rien. Y aurait bien eu deux énormes cacas du matin hyper malodorants (c'est classe, ce blog) et hyper abondants, mais c'est tout... je croise les doigts...