Je crois qu'il n'y a rien de plus pénible que d'être crevée au boulot.

Avoir envie de dormir, n'être capable de rien sinon d'enchaîner les pauses et les allers-retours aux toilettes pour passer le temps qui ne passe décidément pas.

Regarder l'heure toutes les cinq deux minutes, avoir physiquement du mal à rester assise devant son ordi, le dos rond et avachi.

Culpabiliser de voir les autres bosser et de ne pas y arriver.

Relativiser en se disant que c'est souvent l'inverse...

Avoir la trouille de ne pas pouvoir dormir le soir et que le lendemain cette torture recommence...

Avoir les yeux explosés et s'endormir à moitié sur ses docs.

Ne plus avoir la force de tenir son stylo et écrire n'importe comment tellement les doigts sont mous.

Glander sur son blog en espérant que personne ne nous capte. Se dire qu'on est vraiment qu'une grosse flemmasse incapable.

Faire le compte de tout ce qu'on a fait à la fin de la journée et se dire que c'est vraiment pas brillant et qu'heureusement qu'on n'est pas payé à la tâche.

Se rassurer en se disant qu'on doit pas être la seule... et que quand on bosse, on sait être très efficace ce qui n'est pas donné à tout le monde.

16h47.

Encore 43 minutes.

Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh

Depuis que je me suis levée je rêve de me recoucher.

Couchée à 22h (un exploit !), endormie après minuit et après LeTigre que j'ai eu envie de tuer, réveillée à 5h, et tellement de retard de sommeil à rattraper.

Se dire que ne pas arriver à dormir quand on a un petit qui dort hyper bien, c'est vraiment le comble.

Encore 42 minutes.

Faire de la présence et essayer de ne pas culpabiliser. Culpabiliser quand même.

Se mettre un coup de pied au cul.

Oust !