Aujourd'hui, je l'ai mise.

Ma nouvelle petite robe noire à pois blancs, avec sa jolie petite ceinture rouge, tropéziennes rouges et vernis rouge (aux pieds, aux mains j'aime pas le rouge) et sac rouge.

Mardi, je voulais la mettre. Et puis j'avais pas beaucoup dormi du WE, la matinée a été rude, j'étais claquée et de mauvaise humeur, du coup je m'étais changée juste avant de partir pour passer un jean et un tee-shirt.

Pas envie qu'on me voie. Envie d'être bien dans mes fringues, envie qu'on me parle pas, qu'on me regarde pas, passer inaperçue et surtout, ne pas être trop féminine.

J'ai toujours eu un problème avec ma féminité. J'ai des formes : des seins, des fesses, des hanches, et quand je suis en robe, ben je suis féminine. C'est un atout certes, quand on l'accepte. Quand je suis bien dans ma peau, ça ne me pose pas de problème. Mais parfois, il suffit d'un regard un peu lubrique du Tigre et je file me changer. C'est con parce que c'est dans ces moments qu'il me dit que je suis belle, que ça me va bien, parfois même pour rigoler il me dit "tu ne peux pas sortir comme ça, t'es trop bandante, file mettre une burka !". Ca me flatte. J'aime bien. Mais après, c'est le regard des autres hommes qu'il faut accepter.

Mettre ses formes en valeur, c'est pas si facile.

Entre se trouver belle dans le magasin, bien enfermée dans la cabine, puis chez soi devant sa glace préférée qui amincit (ben oui vous z'avez jamais remarqué ? Les miroirs en pied un peu inclinés, ça amincit !), se trouver belle dans les yeux de son homme, et sortir comme ça, être à l'aise, aller au boulot, assumer les chaussures assorties, la petite ceinture qui va bien, y a un monde.

J'ai été à l'aise, pourtant. A peu près, quoi.

Je me suis sentie belle (même si bien sûr j'aurais aimé que mon ventre soit plus plat, mes genoux moins cagneux, mes jambes et mes bras plus sveltes, mes chevilles plus fines... bref) et ça fait plaisir.

Bon demain, il pleut, je remets un jean.

Ouf !