Aujourd'hui ça va mieux.

Une bonne nuit, pas super bien dormi pourtant mais ça a suffi pour me redonner de l'énergie.

J'ai accordé beaucoup d'attention à mon Potam ce matin et j'ai l'impression que ça l'a apaisé. Je ne l'ai pas gardé dans les bras toute la matinée mais j'ai joué avec lui, je lui ai beaucoup parlé, j'ai pris le temps de m'occuper vraiment de lui et d'être à l'écoute. Peut-être qu'il avait l'impression que je m'occupais moins de lui ces derniers temps. C'est vrai que souvent, je fais ce que j'ai à faire dans la maison en veillant à son bien-être mais en ne passant pas beaucoup de temps avec lui pour les jeux ou les câlins. Ca lui manquait peut-être.

Ce soir aussi, il a été content de me voir mais n'a pas hurlé comme hier. Il a eu l'air d'être encore plus content de revoir mon sac rouge qu'il s'est empressé de mordre et d'essayer d'ouvrir la fermeture éclair ! On a ri ensemble, on a dansé, j'ai mis des comptines il adore ça, il regarde la chaîne en essayant de comprendre d'où vient la musique, il écoute attentivement, me regarde claquer des doigts en éclatant de rire, m'écoute chanter, et fait un petit bruit quand une chanson se finit comme pour dire "bah ! et la suite ???". On a lu des livres (enfin j'ai essayé de lire pendant qu'il essayait de manger la couverture et tournait toutes les pages en deux secondes...), on a regardé papa partir au travail et j'ai expliqué face à son regard étonné en voyant l'emplacement vide de la voiture qui venait de partir "papa est parti travailler ! voilà, il est parti ! il revient demain, et cette nuit on reste tous les deux, maman et Potam"

Je pense que ces derniers jours, il a souffert de la chaleur qui l'a un peu énervé et hier, je suis rentrée du boulot éreintée, stressée, énervée, tendue, il n'a pas pu ne pas le sentir.
Je n'y ai pas pensé sur le moment mais peut-être que tout simplement, ses cris étaient sa façon de me dire qu'il n'aimait pas ces tensions...

C'est un petit loup très émotif mais aussi très expressif. En général je décode plutôt bien ses manifestations, ses cris, ses mimiques, ses gestes, ses regards, mais hier je n'ai pas compris. Normal, je n'étais pas en état pour être à l'écoute.

Pas de mal, pas de conséquences puisqu'aujourd'hui j'ai été vraiment là pour lui et qu'il était plus apaisé et plus souriant.

J'aimerais bien être sûre de mon interprétation mais on ne saura jamais...

 

Au boulot je pète les plombs. Je change bientôt de poste, et j'ai hâte. Mais il est maintenant question que je reste un peu le temps de former mon successeur, qui n'est toujours pas désigné (officiellement je change le 1er septembre, il serait temps !). J'ai donc peur de rester encore un moment à mon poste actuel. En soi je ne suis pas à 15 jours près mais il faut que j'arrive à prendre plus de recul. J'y peux rien, y a des choses qui m'insupportent, j'en peux vraiment plus de l'encadrement et d'être disponible pour tout le monde, d'être celle vers qui tout le monde se tourne. Certes, c'est parce que je suis efficace et disponible. Mais au-delà du côté flatteur, y a aussi le côté "trop bonne-trop conne".
J'ai un boulot de fou, et malgré des après-midi sans pause et une efficacité à toute épreuve, je n'en vois pas le bout. Je ne sais pas quand je pourrai ranger mon bureau avant de partir...

Il faut que je fasse un pot de départ. Ca se fait. C'est comme ça. J'aime bien ça d'habitude, mais quand c'est pour moi, j'aime pas. Je déteste être au centre, je sais que je vais avoir des cadeaux et j'appréhende déjà. Je dédramatise au bureau, je leur dis en rigolant que j'aimerais bien un strip-teaser comme cadeau, ça m'aide à me dire que ce n'est rien, que c'est normal, banal, que personne ne va se ruiner pour moi, qu'il faut que j'accepte tout ça sans me prendre la tête.

En fait, changer de poste c'est bien, mais ce qu'il me faudrait vraiment c'est me mettre à mon compte. Trouver une idée.

Ecrire, j'y arrive pas. Je ne trouve pas le temps ou l'énergie, selon les jours. Ecrire ici c'est pas pareil, c'est facile, j'ai pas besoin de réfléchir ni d'être très concentrée, j'écris en regardant la télé et ça me détend. Si j'écris n'importe quoi c'est pas grave. Ecrire vraiment, c'est différent. Il faut être dedant à fond. Ne faire que ça. S'isoler. Se concentrer. Et pas possible d'y passer une heure de temps en temps, il faut du temps devant soi. Et je n'en ai que le soir, mais ça ne suffit pas, à peine le temps de m'y mettre, c'est déjà l'heure de me coucher. Je continue de croire qu'un de ces jours, j'aurai la volonté d'y passer mes soirées en réduisant un peu mon temps de sommeil (grâce à mon Potam et ses nuits de roi, je ne me lève jamais avant 8h-8h30, parfois plus tard). On verra...