J'ai passé un WE stressant. Angoissant. J'ai mal dormi. Je suis fatiguée.

Stress du boulot, et stress d'une grosse décision à prendre.

La reprise est difficile. Niveau horaires, c'est top : travailler seulement l'après-midi, c'est génial. L'impression de garder le contact avec le boulot car j'y suis tous les jours, mais aussi de profiter pleinement de mon petit garçon (qui est de plus en plus adorable je craaaaaque complet). Mais j'ai beaucoup de boulot. Mon collègue-chef parti pour 15 jours en vacances m'a laissé beaucoup de dossiers à suivre + le quotidien à gérer + de nouvelles attributions (et oui je passe à mi-temps et on me rajoute du boulot... malheureusement y a pas le choix, on a perdu une personne dans l'équipe il faut bien redistribuer son taf).
Donc vendredi, lorsque le chef m'a fait la liste des choses à faire pour ces 15 jours en plus de gérer le quotidien, j'ai flippé.
Et puis il y a eu cette réunion, vendredi à 15h30. Réunion préparatoire à une très grosse échéance, la semaine du retour du chef... et je dois tout préparer en son absence, tout ça en seulement 10 demi-journées...
J'ai craqué à la fin de la réunion. Le chef qui vient me voir, et moi qui fonds en larmes "j'y arriverai jamais". Ridicule. La première fois qu'une réunion de ce type m'atteint (je vous ai dit que j'étais encore plus émotive qu'avant depuis mon accouchement ?). D'habitude ça me fait plutôt rire, à quel point ils essaient de nous mettre la pression. Cette fois, la pression, je l'ai prise de plein fouet.
Un peu dur pour un retour.

Heureusement les larmes se sont vite arrêtées et je me suis laissée convaincre que ce n'était pas si grave.
N'empêche.
J'ai stressé tout le WE pour les deux semaines à venir.

La journée s'est très bien passée, j'ai un peu déstressé. Ca va mieux, mais ça va être dur, en 4h l'après-midi je n'ai pas le temps de faire grand chose. J'accumule déjà tellement de retard... en soi je m'en fous, je sais que je ne peux pas faire à mi-temps le boulot de deux temps plein et demi, j'ai bonne conscience, je fais ce que je peux tant pis si ça ne suffit pas. Mais pour cette grosse échéance, il faut préparer beaucoup de choses, organiser une petite réunion, motiver les troupes tout en dédramatisant l'échéance... pfff... j'aurais aimé reprendre plus en douceur ça tombe vraiment mal...

 

Et puis, du stress encore, enfin de l'angoisse plutôt, parce que ces jours-ci on a une grosse décision à prendre : maintenir ou non notre demande de mutation.
Notre projet de s'installer au bord de la mer prend forme, et ça nous fait flipper.
Vendre la maison, changer de région, changer de boulot, tout recommencer, ailleurs.
C'est excitant, ça nous plaît, mais ça nous fait cogiter. Je suis très bien positionnée et on ne s'y attendait pas. On a fait la demande "pour voir", sûrs qu'on ne pourrait pas partir avant plusieurs années.
Concrètement c'est compliqué de savoir quel poste maintenir, pour lui et pour moi, selon ce qu'on estime comme probabilité d'être mutés. C'est stratégique.
Je passe des coups de fil car je connais des gens qui peuvent me renseigner sur les postes vacants mais pour l'instant je n'ai pas la réponse à mes questions. J'ai peur qu'il mute et pas moi, j'ai peur de muter et pas lui (ce serait moins grave car grâce à ses horaires il serait absent seulement trois jours par semaine).
Il y a certains postes où il n'a pas trop envie que je postule parce que ce serait un peu moins pratique question organisation (un peu plus prenants) mais si je ne postule pas à ceux-là j'ai moins de chance d'être mutée...

Bref, on cogite, on imagine, on calcule, on flippe, on rit aussi, on a envie mais on a peur... je m'imagine bien au bord de la mer, même si c'est la manche. Les mercredi ou les dimanche à courir sur la plage, à respirer l'air de la mer...