tampax Ca y est, elles sont arrivées.

Avec un jour d'avance, ces salopes.
En même temps, tant qu'à faire, vaut mieux que ce soit le plus tôt possible que j'arrête de me faire des films pour rien.

Je suis dégoûtée mais la vie continue, comme d'hab. Après avoir versé beaucoup de larmes hier soir dans mon lit (les sentant toutes proches) puis ce matin, je pensais passer la journée à pleurer dans mon lit mais je suis revenue prendre le petit dej, et les tartines de beurre salé dans le chocolat, y a pas à dire, ça vous requinque une bonne femme !

Donc voilà, c'est bizarre mais je me sens déjà mieux. J'ai toujours cette vague de tristesse mais elle est à l'intérieur et ne m'empêche pas de faire les choses. Une sorte de résignation et d'acceptation mêlée à la révolte.

Samedi 7, on reçoit deux couples d'amis, dont un qui ont un petit bébé de quelques mois dont on va faire la connaissance. J'ai honte mais je n'ai absolument pas envie de le voir ni de voir leur bonheur, ni de voir une petite moue un peu désolée pour moi mais pleine de bonheur quand même, quand elle va me demander : "et vous alors, vous en êtes où ?" car elle connaît notre histoire. Alors, j'aurais envie de lui crier : "quoi, on en est où, ça se voit non ? Je ne suis pas enceinte et pas prête de l'être, pouffiasse !" mais c'est quand même mon amie, alors tout ça restera dans ma gorge et dans mon ventre, et je lui dirai poliment "ben on attend toujours", sans rentrer dans les détails parce qu'ils m'écœurent, tous, avec leur bonheur. Et d'autant plus lorsque je sens la compassion quand je raconte. Alors je ne raconte plus. J'essaie d'éluder le sujet, ça n'avance à rien d'en parler, ça ne me fait pas de bien et ça ne leur apporte rien non plus si ce n'est la sensation éphémère d'avoir écouté un peu le malheur des pôvres gens qui galèrent.

La fin de nos vacances est gâchée, et puis il fait encore tout gris, la couleur du ciel est bien assortie à celle de mes pensées et de mon humeur. Un vague coin de ciel bleu mais je suis en jogging et gilet tellement il fait frais. J'en peux plus de ces étés pourris où il fait chaud pendant deux semaines. Le Sud me manque tellement... j'ai envie de demander une mut' mais mon Tigre ne veut pas, c'est trop loin de chez les siens... qui habitent dans le Nord. Quelle idée aussi.

Bon du coup, je vais faire du sport et essayer de perdre un peu de gras, ça me fera du bien au moral.
Mes pensées sont noires, j'ai peur, si peur, que ça ne marche jamais. Pour l'IAC de septembre, je n'ose même plus y croire, je ne vois pas pourquoi le nombre de follicules serait moins important, on va encore gâcher un cycle et j'en ai marre de perdre du temps. Je ne sais pas ce qu'on va pouvoir faire d'autre. Je n'entrevois plus beaucoup d'espoir. Alors je me raccroche à l'idée qu'une stim n'est pas une autre et que je peux réagir autrement.

Pfffffffffffffffffff........ C'est fatigant. Ca me gonfle.

Edit de 20h : ben pour fête ça, on est allés chez Décath m'acheter un super VTT ! A nous les balades en forêt en amoureux ! allez je file faire ma wii fit moi, j'ai un programme minceur à tenir...

... oui ça va un peu mieux, même si j'ai encore pleuré une bonne heure en début d'après-m après avoir gueulé sur mon Tigre pour une broutille, mais j'ai fini par m'endormir dans mes larmes et me réveiller plus sereine...