P1060112 Lundi difficile après un WE délicieux.

Un temps sublime, une chaleur parfaite, l'été est bien définitivement arrivé. Au menu ce WE : siestes sur les transats à l'ombre sous la pergola, melon, pastèque, barbecue samedi soir avec des amis, nuits chaudes et moites, allongés nus sur les draps, toutes fenêtres ouvertes. Un délice, et le sourire qui n'a pas quitté mon visage avant ce matin...

On a changé de chambre car on refait la nôtre, et j'ai mal dormi. Le lit dans un autre sens, d'autres bruits, une autre luminosité, j'ai eu du mal à fermer l'oeil. Endormie vers minuit et réveillée à 5h12...
Du coup, la journée a été longue et pénible. Après ce beau WE, impossible de me concentrer sur les préoccupations concrètes du bureau. Réunion pénible où je n'ai même pas pu faire la sieste car la clim jetait son air glacial juste au-dessus de moi, et en plus on a été obligés de prendre la parole tout le long. J'ai pris sur moi, mais j'ai réussi à intervenir souvent. L'envie de dire les choses a été plus importante que le stress.

Samedi, nos amis nous ont annoncé une bonne nouvelle... elle est enceinte de 2 mois et demi. Elle a arrêté la pilule il y a 5 mois, je vous laisse faire le calcul mais on va dire qu'elle n'a pas eu beaucoup de temps pour cogiter...
Et moi, avec mon sourire et ma joie de vivre indécrottables, j'ai fait ma fille forte, une fois encore. Blessée à l'intérieur, sereine à l'extérieur. On a parlé aussi un peu de nous. Ils savent ce qu'on vit et réagissent très naturellement, très spontanément et ça fait du bien. Je suis quand même contente pour elle parce que lorsqu'elle s'est mariée, son chéri ne voulait pas d'enfant. Il est divorcé et a déjà deux grands enfants, il n'en voulait pas d'autres, mais il a fini par se laisser convaincre et ça y est, elle a déjà un petit bidon tout rond et tout gonflé. Contente pour elle mais blessée quand même par l'injustice criante. Le hasard qui choisit, qui pointe du doigt ceux qui ont droit et ceux qui n'ont pas droit.

Mais je ne m'avoue pas vaincue, même si j'ai de plus en plus souvent envie de baisser les bras, je veux tout essayer avant de pouvoir dire que nous n'aurons pas d'enfant.

Je suis à 9 ou 10 jours après l'ovu et je ressens plein de choses. Mais pour une fois, je n'ai pas la faiblesse de croire au miracle. Je prends du Duphaston, et cet apport en progesterone suffit certainement à chambouler tous mes ressentis habituels. Et puis avec un follicule à 23 mm à J11 et une ovu à J15, je sais qu'il ne faut rien attendre de ce cycle, une fois encore. Même si, je l'avoue, dans mes rêves les plus fous, j'aimerais que ces petits riens annoncent de grandes choses.............

Et puis finalement, notre RV PMA aura lieu mercredi matin et non demain, et c'est pas plus mal, comme ça j'ai pris toute la matinée, on va y aller ensemble après une nuit tranquille et un ptit dej en amoureux, et pas en quittant le boulot le plus tard possible en ayant peur d'être en retard au RV.
Je n'attends pas grand chose finalement, de ce RV. J'ai intégré le fait qu'on va certainement commencer les IAC en septembre et j'attends juste du RV qu'on nous explique concrètement comment ça va se passer, quels sont les délais, et surtout si on peut tenter quelque chose avant septembre... Ca me fait peur d'avoir encore deux cycles naturels (c'est-à-dire pourris) avant d'avoir le moindre espoir que ça marche.
Je n'y pense pas trop pour l'instant, on verra mercredi...