Je suis épuisée.

Pas dormi de la nuit.
L'appréhension de la reprise, de se lever, d'y retourner. Bizarre, parce qu'une fois au bureau, tout s'est très bien passé, les collègues contents de me revoir (et c'était réciproque), une reprise en douceur avec beaucoup de mails à lire, de notes, pas mal de choses à faire mais rien d'urgent. Alors, pourquoi cette appréhension ???

En tout cas je suis décalquée et me voilà en polaire, vautrée dans mon canapé, mon ordi sur les genoux devant la télé...

... et là j'hallucine : j'apprends que l'eau du robinet peut contenir, dans certaines régions, une teneur élevée en aluminium... et de voir que ça ne gêne pas les autorités d'empoisonner la population, ça me dégoûte. Et ça me renvoie à un sentiment que j'ai depuis quelque temps (comme beaucoup de gens je crois, ce n'est pas très original) : j'ai vraiment l'impression parfois qu'on se fout totalement de notre gueule et qu'on ne peut pas du tout compter sur l'Etat pour nous protéger, parce qu'à sa tête, il y a des gens qui sont plus préoccupés par leur carrière et leur réussite, que par la santé des populations. Ca me perturbe vraiment tout ça, ça m'écoeure, je n'ai plus aucune confiance dans nos dirigeants, que ce soit au niveau national ou européen.. Désolée d'être si sérieuse ce soir mais vraiment, ça me dégoûte. Il y a des chercheurs à qui on demande de ne pas révéler la portée de leurs études, sous peine de leur couper les crédits pour leurs recherches... et dans une moindre mesure je vois ça tous les jours dans mon boulot... je ne rentre pas dans les détails parce que j'ai un devoir de réserve, et je m'arrête là dans les propos un peu "politisés".

La fatigue, peut-être, ne m'aide pas ce soir ! Mais cette émission sur France3 m'apprend plein de choses !

Bon pour la recette du moelleux au chocolat, ce sera pour demain, j'ai une flemme tellement grande que me lever pour aller chercher ma recette, c'est juste pas possible...

En tout cas, ça fait plaisir d'avoir repris le boulot finalement, je suis remotivée, j'ai envie de faire plein de choses (même si j'ai passé une bonne partie de la journée à écrire des mails perso !), et j'ai été vraiment contente de revoir les collègues, surtout le chef qui est revenu tout détendu de ses congés lui aussi ! Ca fait du bien on a bien rigolé !

Ce mois ci côté bébé, j'ai décidé de me fouttre totalement de tout et de faire un cycle "blanc" sans me poser aucune question. Pour l'instant, ça marche, je ne sais pas quand je dois ovuler et je m'en fous vraiment. Maintenant ou dans quelques jours, je m'en fous. Calin ou pas, je m'en fous. Et commencez pas à vous dire que du coup ça marchera parce que je n'y pense pas : c'est des conneries et je m'en fous totalement, le mois prochain on commence les stim et je sais que même ça, c'est pas gagné... alors on se calme, c'est simplement que ça me fait VRAIMENT du bien de ne plus penser à tout ça. Dans ma tête, on n'essaie pas ce mois-ci. Quel repos pour mon cerveau.
Je ne dis pas qu'en fin de mois, je vais pas recommencer à y penser on verra, mais pour l'instant, no problem ! je gère ! je regarde plus dans ma culotte tous les jours, je ne compte pas les jours du cycle, et je n'y pense pas. Je suis fière de moi, mais aussi un peu inquiète d'être tellement désabusée.

Ah et au fait, je viens juste de m'en souvenir : pour la première fois hier soir, j'ai imaginé adopter. Bien sûr, on n'en est pas encore là. Mais dans ma tête, pour la première fois, ça a été quelque chose d'envisageable et même de vraiment attirant, même si on arrive à faire des enfants. Ce serait beau et j'aimerais donner cet amour dont je déborde, à un petit bout de chou qui n'a pas de famille. Et ça m'a donné beaucoup de sérénité. Si jamais je ne suis jamais maman dans mon corps, tant pis, au moins je donnerai quand même tout ce que j'ai à donner. C'était beau comme pensée et même si je n'ai pas réussi à dormir, j'avais des pensées douces et ça me faisait sourire de bien-être.
Et ça me rassure parce que je n'y avais jamais pensé comme ça. Avant, c'était pour moi une solution de repli, par défaut, à utiliser lorsqu'il n'y aura plus aucun espoir...