Hier j'écrivais que j'en avais marre mais que ça allait quand même.

Aujourd'hui ça ne va plus. Le moral est en baisse constante et je ne sais pas pourquoi. Pourtant le cycle n'est pas fini, il y a toujours un espoir mais je me sens comme en début de cycle. Aussi désespérée. Sans raison. L'espoir qui renaît chaque mois ne suffit plus. Je crois que je ne vais jamais y arriver. C'est idiot. Je sais bien qu'il y a encore plein de choses à tenter. Je crois que je n'ai toujours pas fait le deuil du bébé couette. J'attends un miracle, les mois passent et rien ne se passe, et pourtant je ne veux pas d'insémination ou de piqures. Et je ne sais pas pourquoi. Je me répète que peu importe les moyens, ce qui compte c'est la finalité, mais je n'y arrive pas, je ne veux pas. Je résiste, je fais ma capricieuse, je me dis que je VEUX un bébé couette. Que je suis CAPABLE d'y arriver. Que je ne m'avouerai pas vaincue si vite.

Mais les deux ans approchent. Vite. Très vite. J'ai arrêté la pilule fin mai 2008, et arrêté toute contraception fin juillet. Alors pour moi, les deux ans, ce sera fin juillet, pas avant. Je ne peux pas. Je ne veux pas voir ces deux ans arriver, dans ma tête ça fait un an et demi et ça bouge plus. Bloquée. Comme quand on a 25 ans et qu'on continue à dire qu'on en a 20.

Depuis deux ou trois jours, je me sens de plus en plus mal. Irritable. Fatiguée. Lasse. Je me lève de mauvaise humeur et m'énerve pour un rien. Chaque petite contrariété du quotidien est un mini drame. Je m'emporte contre mon Tigre qui ne comprend rien. Je lui reproche d'être trop parfait. Je lui dis qu'il est trop bien pour moi et que je ne suis pas à la hauteur. Il me dit de ne pas oublier mes clés et je fonds en larmes.
Ce soir, je lui ai dit que ce n'était pas contre lui, je suis juste déprimée. Il m'a demandé "est-ce que c'est parce que ça fait deux ans et qu'on y arrive pas ?" J'aurais pu lui dire que oui, c'était ça, et je n'ai pu lui dire que "Ta gueule toi aussi, je m'en fous de ça, et d'abord ça fait pas deux ans !" Comme une gamine prise à défaut, coincée devant l'évidence de son comportement. Je n'arrive pas à lui en parler. Je ne sais pas quoi dire. Il sait, alors que rajouter ? Que je suis déprimée, que je suis triste ? Il le sait...

Physiquement ça ne va pas super bien non plus. Je mange trop en ce moment, et je ne sais pas si c'est à cause de ça mais j'ai la diarrhée depuis 3 jours. Désolée c'est pas glamour, mais je fais caca liquide, c'est comme ça ! J'ai mal au ventre, ça me tord les boyaux. J'ai toujours eu des diarrhées, presque tous les matins de toute ma vie, mais là, comme ça, c'est plus rare. J'adore ce blog, je parle de mon caca c'est trop cool. Et si j'avais simplement envie d'un retour à l'enfance ? De sucer mon pouce et de me faire cajoler par ma maman sans avoir plus aucun souci en tête ? Oui mais non, ma maman c'est elle qui a besoin de moi, elle n'est pas trop forte pour m'aider...

Bref... ça va pas fort, j'ai pas le moral, je suis fatiguée, énervée, j'ai une boule au ventre qui ne me quitte plus...

... même si aujourd'hui, j'avais mis ma nouvelle tunique toute légère en satin, toute fluide, et j'ai trop fait la belle avec mon ptit blouson en jean par-dessus...

Bon y a quand même une nouveauté : j'ai RV demain chez le gynéco. Je vais encore montrer ma foufoune, mais bon, au point où j'en suis..............! j'appréhende un peu. J'avais trouvé une nouvelle gynéco à côté de chez moi, mais impossible d'obtenir quelqu'un au téléphone, alors découragée j'ai repris RV chez l'ancien. Ce sera son remplaçant, ça me fera un nouvel avis, c'est pas plus mal. Je vous raconterai.