Je suis épuisée.

On vient de passer la journée à ranger et aller chercher puis monter une grande penderie. Pour la monter, on a vraiment galéré. On a dû mettre 5h, et au passage, on a failli tout casser, on a fait tomber une planche et le bois s'est bien abîmé. Mais bon ça y est, elle est presque montée, il ne reste plus que les portes à mettre ! On a fini à 21h30, et demain je bosse.... la loose.... il reste tellement à faire dans la maison !

Mais ça me fait plaisir d'un côté, c'est le premier jour où je vais partir de chez moi et rentrer chez moi le soir. Je vais mettre le GPS pour trouver le chemin le plus court, même si ça ne sera pas forcément le plus rapide à cause des embouteillages... mais je verrai au fur et à mesure, je vais prévoir de la marge demain matin.

Sinon j'ai un scoop : mon cerveau peut penser au déménagement ET aux essais bébé. J'avoue quand même, que j'y pense un peu moins que d'habitude parce que mon esprit est presque toute la journée occupé par l'aménagement de la maison, le rangement, etc... mais ça ne m'empêche pas de penser quand même à ce qui se passe -ou non- dans mon ventre.
Mon problème, c'est que je dois repérer mon ovu pour prendre mon traitement homéopathique, donc obligée de me poser la question. Sinon, c'est vrai, je crois que j'aurais pu ne pas y penser ce mois-ci, ou pas trop.
Je suis à J18 et je crois que je suis en pleine ovulation. Ca fait un peu tard mais bon, c'est comme ça... J'ai eu hyper mal au ventre ce soir, j'ai même été obligée de prendre du Spasfon, c'est rare que je ressente l'ovu à ce point, ça m'est arrivé seulement deux ou trois fois. Je n'ai aucune certitude que ce soit ça, mais les autres signes convergent... Donc je vais commencer mon traitement demain matin. Et puis après, je me force à plus du tout y penser. Je sais que j'ai 15 jours où tout est joué, ça ne sert à rien de se poser mille questions, je ne ferai attention à aucun symptôme.
C'est dingue mais même si je n'y crois plus trop au bébé, chaque mois l'espoir revient un peu, pendant 15 jours. Pourtant, au fond de moi, j'ai vraiment sincèrement plus trop d'espoir. Un petit qui reste, fidèle, et qui me chuchotte de temps en temps qu'un jour, peut-être, sans prévenir, ça marchera. Mais en même temps, je suis sure que tant que j'y pense, ça ne marchera pas. Et comme je n'arrive pas à ne pas y penser, c'est mal barré.

J'ai réalisé aussi, que dans un mois la petite S. de ma copine D. va avoir un an. Et lorsque D. est tombée enceinte, j'essayais déjà depuis un mois. Je pensais naïvement, à l'époque, que je n'aurais pas tardé à être enceinte moi aussi, et que nos bébés auraient presque le même âge. Puis, je me suis dit que je tomberais peut-être enceinte en même temps que ma copine A. de son deuxième. Elle l'a conçu fin septembre, elle accouchera dans deux mois, et moi, rien, rien, rien, juste de l'amertume.

Et puis à quoi ça sert tout ça ? Ces mots si souvent rabâchés ? Ces plaintes que je répète mois après mois sans que ça ne change rien à ma peine ?
Je m'habitue doucement à la pensée de ne jamais avoir d'enfants. Je sais qu'on pourrait encore tenter plein de choses et que la médecine peut nous aider, et pourtant je n'y crois pas. Je n'ai pas envie. Comme un caprice de petite fille gâtée, si c'est médicalisé, ça ne me plaît pas. Et pourtant, si c'est le seul moyen, il faudra bien que je me fasse à l'idée...

Le fait d'être dans notre maison me fait me poser mille questions en ce moment. Je suis fatiguée, car je remets tout en cause, tous mes choix, toute ma vie, parfois j'ai tellement envie de fuir tout et de tout recommencer, autrement. Mais comment ? Pourquoi ? Avec qui ? je ne serai jamais satisfaite, j'en demande trop à la vie, il faut que j'accepte ce que j'ai sans toujours en vouloir plus.

Je ferai un autre post là-dessus une autre fois. Je vais me coucher...