Mon blog psycho

06 août 2015

FIN...

Mon blog psycho a vécu...

Créé en février 2009, alors que je désespérais de ne pas tomber enceinte...

975 messages écrits

8119 commentaires

Plus de 580 000 visiteurs

Plus d'un million de pages vues...

Aujourd'hui, Mon blog psycho n'est plus à mon image. Il ne me correspond plus, je n'y écris plus les mêmes choses, il ne m'apporte plus ce qu'il m'apportait : le réconfort, le partage.

Grâce à lui, j'ai fait de belles rencontres, parmi elles certaines sont devenues de vraies amies de la vraie vie. J'ai beaucoup partagé aussi, reçu des messages, des témoignages, ou simplement de gentils petits mots.

J'ai aimé me connecter pour écrire. J'ai aimé lire vos commentaires. J'ai attendu parfois, impatiente et pleine d'espoir, vos réactions sous certains posts. J'ai pleuré souvent. En écrivant mais en vous lisant aussi...

J'ai toujours besoin d'écrire. Mais je vais le faire ailleurs, autrement, sur d'autres sujets.

Pour ceux qui veulent continuer à me suivre autrement, ce sera là :

 

les rêves d'Opaline

Je suis à la croisée des chemins. J'ai fait des études parce qu'il fallait, j'ai passé des concours avec beaucoup de naïveté et d'espoir, je suis entrée dans l'administration où j'ai un poste à responsabilités, j'ai deux beaux petits garçons, un homme que j'aime et qui m'aime, une maison au bord de la mer...

https://lesrevesdopaline.wordpress.com

 

Ce nouveau blog est encore tout vide, il va se remplir progressivement, la déco et le design vont sûrement être améliorés, mais ce sera mon nouveau chez-moi. Je pose ici les bagages trop lourds du passé et j'entame un nouveau voyage, comme un nouveau départ.

Je quitte, émue, ce blog qui m'a accompagnée tel un journal intime pendant six ans et demi.

Merci pour vous tous et toutes surtout, qui avez contribué à en faire ce qu'il est devenu.

Je ne vais pas le supprimer, en tout cas pas dans l'immédiat. Un jour peut-être, après avoir soigneusement copié tout le contenu, j'appuierai sur "supprimer ce blog" en pleurant, sûrement. Comme on jette au feu un album photo pour faire du vide dans sa vie.

A bientôt, ailleurs...

Posté par Maman Flo à 16:34 - Commentaires [8] - Permalien [#]


28 juillet 2015

Brèves de juillet

Petit blues.

Plusieurs déceptions ces dernières semaines, ce sentiment de solitude qui revient.

Ne pouvoir faire confiance à personne, jamais.

Cette psy en qui j'avais mis tant d'espoir, bêtement, naïvement. Comment encore croire à 36 ans qu'une consultation de 45 minutes règlera les problèmes de toute une vie ? Les problèmes de toute une façon de penser ? Se prendre la réalité en face, cette réalité qu'on essaie tous d'oublier, celle qui fait qu'on peut parfois être un peu aidé par une rencontre, mais que le chemin principal, c'est toujours seul qu'on doit le faire. Il faut m'y résoudre. Ces tests que je pensais faire, et finalement pourquoi faire ? Dans quel but ? Est-ce encore utile ? Est-ce que ce qui compte ce n'est pas la connaissance de ma façon de penser et pas un chiffre ? Bien sûr que oui... L'impression que je me suis trompée de combat. Que savoir ne répondra pas à toutes mes questions.

LeTigre qui ne me suit pas, et ne me suivra jamais, dans mes délires psychologiques. Et tant mieux pour lui, non ? LeTigre qui est hermétique à mes questions, qui fait semblant de m'écouter par politesse mais qui ne comprend pas, qui ne veut pas comprendre, qui ne voit pas l'utilité à tout ça. L'envie de partager avec la personne que j'aime ces questionnements, ces doutes, ces joies aussi. Son âme, hermétique à la mienne. Nos corps qui s'aiment, nos âmes qui se taisent. Il n'a jamais beaucoup parlé de lui. Il n'en a pas besoin. Souvent, il m'écoute. Mais ces derniers temps c'était trop complexe pour qu'il ait envie de m'écouter, il n'en a pas la disponibilité, pas l'énergie en ce moment. Je ne peux pas lui en vouloir.

Et puis d'autres déceptions, diffuses.

Et puis les mauvaises nuits, Potam très malade (40 de fièvre pendant deux jours, vilaine toux, sifflements en respirant, antibio et finalement, ça va mieux ce matin...), Koala qui souffre des dents, lui qui est toujours de bonne humeur râle, pleure, mord, crie, se réveille la nuit, bave, rougit... Pauvre petit chou, c'est lourdingue ces poussées dentaires...

Et puis ce froid, aussi. Mon corps fatigué. Mon corps un peu cassé, en manque d'exercice physique, mon corps qui se plaint du manque de sommeil et de la malbouffe (tellement fatiguée que je fais des crises d'hypoglycémie si je ne mange pas correctement, avec sensations de malaise et tremblements).

Tout ça n'est que provisoire, ma mère arrive dimanche avec ma nièce, elle vont faire les nounous, la chaleur devrait bientôt revenir (même si sur ma côte la chaleur est toute relative mais déjà si on a du soleil et 22 degrés ce sera très bien !), je vais bientôt me remettre au sport, je viens d'acheter 14 séances d'aquabiking à faire entre midi et deux, je vais aussi m'inscrire au longe-côte à côté de chez moi, je rêve de faire une initiation au kite-surf et plus généralement de renouer avec les sports nautiques, de profiter de la mer si proche.

Et puis, ce besoin d'écrire, toujours. Mon projet professionnel tombe à l'eau, l'activité que j'avais envisagée ne me plaît pas suffisamment et surtout ne me permettra pas d'en vivre, alors passée la première déception je m'en remets à mon rêve premier, même si mon entourage me fait bien comprendre que je n'y arriverai pas, je garde confiance, je garde cette intuition que OUI, je peux y arriver et que ce n'est pas parce que certaines personnes n'y croient pas que je dois renoncer. Se faire confiance. Faire confiance à ses intuitions, à ses capacités.

Dès que les nuits redeviendront normales (d'ici peu sans aucun doute) et que mon corps se sera remis, glaner ici ou là quelques heures pour commencer. Ne plus remettre au lendemain. Ne plus faire semblant d'avoir de bonnes raisons pour repousser le moment de se lancer (même si objectivement, travailler ET gérer des enfants en bas âge ce sont quand même d'assez bonnes raisons).

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Posté par Maman Flo à 09:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juillet 2015

Potam, ce petit être qui va me rendre folle...

Il était une fois, un petit garçon qui s'appelait Potam.

Potam a un peu plus de trois ans et demi et est toujours aussi extrême.

Il y a quelques semaines/mois (je ne sais plus, ça n'a pas duré assez longtemps...), il était devenu un petit garçon apaisé, plus calme, avec toujours mille de tension mais qui gérait un peu mieux ses émotions, qui obéissait de plus en plus, et j'avais eu quelques fugaces moments d'espoir d'accalmie. Malheureusement les difficultés sont revenues de plus belle...

Pour vous faire comprendre l'étendue du problème, il faut que je commence par ce qui est beau, ce qui se passe bien, avec lui. Pour vous expliquer pourquoi je ne l'ai pas encore vendu ou abandonné... (eh oh c'est bon je rigole...).

Potam est un être émotif et sensible, plein d'attention et d'empathie, intelligent et vif. Il aime découvrir plein de choses, il est en symbiose avec la nature qu'il aime, qu'il respecte. Il voit la beauté du monde, les nuages, les fleurs, et est pleinement épanoui lorsqu'il est connecté avec la nature. Par exemple, en maillot, courant sur le sable mouillé de la marée basse, les pieds dans les vagues qui le rattrapent. Là, il est vraiment lui-même, heureux, apaisé, tranquille. Il peut s'amuser seul, s'allonge pour sentir l'eau fraîche sur son ventre, ou encore lorsqu'il s'allonge au milieu des fleurs que la tondeuse n'a pas encore coupées.

Il est câlin, il est tactile (mais pas depuis longtemps), il a une fine perception des choses et des gens, il est charmeur, il est beau (oui oui il est beau je suis très objective !), et dans ses bons jours il est à croquer.

 

Mais en ce moment, il m'épuise. Il nous épuise. Je suis obligée sans cesse de me justifier auprès du Tigre et auprès de moi-même : "mais je l'aime autant que bébé Koala hein, mais j'en peux plus !". Avec lui, c'est l'amour-haine, c'est je t'aime-moi non plus. Un coup adorable, un coup insupportable.

Depuis quelques semaines, c'est devenu vraiment difficile. Pourtant (j'en vois venir certaines) on n'est pas dans le genre laxistes. On met des barrières, un cadre strict, il sait exactement ce qu'il a le droit ou pas le droit de faire, on ne lâche rien (ou alors des détails), et ça ne suffit pas. Bien sûr, on finit toujours pas régler les crises, par obtenir ce qu'on veut. Mais là où c'est épuisant, c'est qu'on est TOUJOURS dans la lutte. Pour tout. Toute la journée.

Un exemple parmi plein d'autres : il doit aller faire sa sieste. Je lutte pour l'emmener dans sa chambre (il court se cacher dans une autre chambre), je lutte pour lui dire de monter dans son lit (il part jouer, il me dit non, il va sous son lit), quand je finis par hausser le ton il y va, je lui dis d'enlever son pantalon il me dit non, il fait des galipettes sur son lit, etc...

Pour tout.

On dirait qu'il a besoin, sans cesse, de se heurter aux limites pour se rassurer. Alors il faut tenir bon. Essayer de se faire obéir sans crier (ça c'est moins facile car il n'obéit jamais à la première ou deuxième demande), essayer de trouver les trucs qui marchent, les mots qui font écho, les gestes qui l'apaisent.

Ses joies sont extrêmes, ses colères sont extrêmes, tous ses sentiments sont au-delà de tous les mots que je pourrais trouver. Alors, souvent, il est dépassé. Sans compter la jalousie envers son petit frère qui continue, même s'il commence à percevoir comme ça va être sympa bientôt d'avoir un compagnon de jeux (maintenant que bébé Koala se déplace de plus en plus vite, ils rigolent bien tous les deux). Il me veut pour lui tout seul, et il est hyper exigeant. Je passe ma journée à le remettre en place. Il veut tout, tout de suite, ne supporte pas que je sois un peu vague dans une de mes réponses, ne supporte pas d'attendre 5 minutes quand il a faim.

Il parle tout le temps. Mais tout le temps, chaque seconde, sauf quand il dort. Rien de grave là-dedans, sauf que ça contribue au niveau sonore quotidien et à la fatigue. Il ne s'arrête jamais. Tout à l'heure, en chuchotant, crevée après une matinée à m'occuper des deux, je lui dis "Potam, viens voir (il m'écoute, surpris par mon chuchotement. Sinon je peux toujours courir pour obtenir son attention). Est-ce que tu penses que c'est possible de ne pas parler tout le temps ? De te taire un peu ? Ou de parler moins fort ? Tu comprends que c'est fatigant ?". Ce à quoi il répond "oui, maman". Bien. Contente de moi, je l'asseois à table. Il parle. Il raconte tout ce qu'il voit demande mille choses, chante, commente le moindre de mes gestes. Je le remets en place. Je lui dis de manger et de se taire. Je dis "chuuuut" tout doucement. Je joue au roi du silence (il aime tellement ce jeu qu'il se marre bruyamment au milieu ! perdu !). Rien n'y fait. 

Pendant qu'il mange, il faut que je lui explique comment on referme le sachet de fromage rapé. Il faut que je lui explique quel jour on est. Et ce qu'on va faire après. Il faut que j'écoute sa chanson. Il faut que je lui dise de se retourner, de pas balancer ses pieds, de pas donner de coup de pied à son frère, de pas en mettre partout.

Il n'y a aucune pause.

Pour se coucher c'est une crise sans nom, depuis qu'il est né. Tous les soirs, toutes les siestes. Et ne me dites pas que je n'ai pas la technique, car je n'ai aucun souci avec bébé Koala. C'est juste que le principe même de dormir est insupportable à Potam, et qu'il ne lâche prise que quand vraiment il est trop épuisé pour lutter... (ce qui peut mettre beaucoup de temps...). Et ce, depuis sa naissance. Bébé Koala, parfois râle pour dormir, mais jamais autant. Et s'il pleure ou crie c'est seulement que ce n'est pas le bon moment. Si on reessaie un peu plus tard, il s'endort seul, tranquillement. Parfois quand il est fatigué on le sent tout content d'aller se coucher...

Bref, cette comparaison uniquement pour m'aider à me conforter dans mon idée : ce n'est pas nous qui faisons mal...

Je vais l'emmener chez une pédo-psy, à la rentrée. Pour m'aider, pour l'aider à canaliser ses émotions, pour qu'il voie qu'on s'occupe de lui et qu'on veut l'aider (je le lui dis mais il semble ne pas entendre).

Potam est insaisissable. Il me glisse entre les doigts. Il ne reste jamais une seconde lorsque j'ai quelque chose à lui dire. Je n'arrive pas à lui parler, à part de temps en temps lorsque je reviens après la crise du coucher et qu'il se calme enfin, je lui glisse quelques mots, déguisés. Il est trop pudique pour les écouter directement, alors je les déguise en histoire. C'est encore facile, il suffit de dire "je vais te raconter l'histoire d'un petit garçon qui s'appelait Potam". Et là, ça ressemble à une histoire inventée, mais c'est son histoire, et il m'écoute.

Je suis un peu fatiguée de devoir mettre autant d'énergie dans son éducation. Mais je sais que ça va durer, je sais qu'il va être compliqué à gérer toute son enfance. J'ai cessé de croire qu'il faisait sa crise et qu'un jour viendrait où il serait plus facile. Il va grandir, les problèmes ne seront pas les mêmes, les réponses qu'on lui apportera non plus, notre comportement s'adaptera mais ce sera toujours difficile.

Parfois je me dis qu'au contraire nous sommes peut-être trop sévères. Qu'il lui faut peut-être un cadre plus souple (pourtant on essaie vraiment de trouver le juste milieu, assez souple pour que sa personnalité puisse s'épanouir, pas trop pour laisser des règles strictes pour les choses importantes). Parfois je trouve LeTigre trop à cheval sur des choses vraiment pas graves (à gronder fort lorsqu'il refuse de mettre des chaussures pour aller dehors. Moi là-dessus, je laisse faire, j'avoue. Marre de me battre sur tous les plans, je préfère choisir les combats plus importants !). Mais à part ça, je pense qu'on essaie de ne pas brider sa personnalité.

Le plus possible, j'écoute ses milliards de questions et je réponds. Je lui montre comment fonctionnent les choses. J'essaie de l'apaiser avec des câlins, des mots doux, lorsqu'il n'est pas encore en crise mais que je sens que ça va déraper.

Voilà, chaque jour ça recommence, je me demande ce que je fais mal, ce que je devrais faire autrement, et au final, je fais comme je peux, en fonction de mes capacités du jour, et sans surprise je suis une bien meilleure maman quand je suis bien dans mes baskets, reposée, de bonne humeur...

Il faut vraiment être solide pour éduquer des enfants quand même...

Si vous avez des enfants extrêmes aussi, et des petites astuces à partager, je suis preneuse ! un de ces jours je ferai une liste des petites choses qui marchent bien avec Potam...

 

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10 juillet 2015

Vacances

Nos premières vraies vacances à quatre.

Deux sièges auto presque jumeaux à l'arrière du C5 break, un coffre de toît, beaucoup trop de bagages, des sacs de jeux de bain, des sacs de serviettes de plage et de brassards, des sacs de draps...

Une jolie location en Provence, de grosses chaleurs, un ciel toujours bleu, des cigales, la clim dans la maison, l'eau de la piscine à 30 degrés, un immense jardin entièrement sécurisé pour les enfants (avec piscine privée totalement clôturée et accès interdit sans adulte).

Des copains pour Potam (les enfants des propriétaires).

Des melons, des pêches, des abricots, des cerises à prix dérisoires et délicieusement gorgés de soleil.

Un Potam autonome qui aimait faire sa vie dans le jardin avec ses potes ("maman quand c'est l'heure du bain tu m'appelles d'accord ?").

Une chaleur insupportable à notre retour à Lyon. 40 en ville, un air irrespirable, une chaleur étouffante qui nous a fait fuir au bord de lacs de montagne, pas bien loin, au début des Alpes. Des siestes sous les arbres à chercher le moindre brin d'air. Des baquets d'eau et des brumisateurs pour faire supporter l'insupportable à bébé Koala qui, bien que né en août, n'avait jamais connu la chaleur (été pourri de 2014, coucou !).

Des nuits en pointillé, en couche, en slip, à poil, toutes portes et fenêtres ouvertes, à choisir entre l'étouffante moiteur de la nuit sans air (27 au plus frais de la nuit) ou le bruit de la route et les camions poubelle à 6h (c'est ça d'avoir des parents qui habitent dans une grande agglo au bord d'une nationale).

Des baby sitter au top (ma mère et ma soeur), trop contentes de pouponner, qui nous ont permis de faire des grasses mat jusqu'à 8h30 (le rêve inaccessible depuis des mois), et qui nous ont poussé dehors pour 48h alors que, pleins de scrupules de les laisser avec des nains ingérables à cause de la chaleur, nous n'osions plus parler de notre petite escapade en amoureux.

Ces 48h de rêve où on s'est retrouvés LeTigre et moi, au bord du lac du Bourget, une nuit dans un hôtel spa 4* climatisé, des restos tous les deux, des balades et des visites, une sieste sous les arbres, un lit king size, un petit déjeuner d'hôtel comme je les aime avec un buffet de dingue, et nos sourires qui ne nous quittent plus, nos corps collés, les sensations du début qui reviennent, des idées de mariage (juste à deux à la mairie avec deux témoins pris au hasard, un mariage clandestin, juste nous deux, pas de cérémonie, pas de cadeaux, pas de fête, juste peut-être un voyage en amoureux, juste deux alliances très simples en or blanc et pouvoir dire "mon mari" "ma femme").

 

Des vacances ressourçantes, un bébé super facile qu'on emmène partout, qui dort comme il peut dix minutes par ci par là, en voiture, en poussette, toujours content, et surtout, un bébé qui a énormément changé en deux semaines. Son visage, ses traits qui se sont transformés, ses mimiques, ses gestes, il a passé un cap. Ce n'est déjà presque plus un bébé...

Des vacances dépaysantes, pas très reposantes mais une envie de rentrer chez nous, riches de plein de belles choses dans nos yeux et dans nos souvenirs...

 

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04 juillet 2015

Tous les chemins

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Depuis toujours, je suis angoissée par la multiplicité des chemins possibles.

Dans tous les domaines : professionnel, amoureux, des loisirs, des lectures, des lieux où habiter, etc.

J'ai toujours eu envie de tout tester avant de décider. D'avoir toutes les cartes en main avant de faire un choix. Et je me suis vite heurtée à la réalité : les choix se font tous les jours, parfois presque à notre insue tellement un choix parfois anodin nous entraîne dans une voie surprenante. Et à certains moments de ma vie, ça m'angoisse.

Depuis quelques années, je faisais avec mes petits choix. Je dis "petits" parce que j'ai souvent l'impression de choisir la facilité par manque de courage. En fait non, pas vraiment. C'est juste que je suis un chemin qui se trace facilement devant moi, sans trop faire attention aux petits détours plein de broussailles qui mènent peut-être vers d'autres sentiers plus lumineux. Je choisis de ne pas les voir, de les ignorer, parce que mon chemin n'est pas si mal, parce qu'il est propre, habituel, confortable et quand même, vraiment sympa. Et que s'aventurer dans ces petits chemins, c'est parfois très tentant, mais qui sait si derrière ne se trouve pas simplement un champ de ronces...

Alors, le temps passe, et je suis ma route.

Je ne suis pas malheureuse, je suis même vraiment heureuse, mais pas tout à fait moi-même, pas tout à fait complète, pas tout à fait épanouie. Le serai-je un jour ? Je veux dire, ai-je la capacité à être vraiment épanouie un jour ? Et ce bonheur-là, celui que je vis, ne suffit-il pas ?

A la rentrée de septembre, je change de boulot. Je reste dans la même administration, dans la même ville, mais je change de service, de chef, de collègues, de bâtiment. J'en suis infiniment soulagée car le cadre et la hiérarchie de mon poste actuel ne me conviennent pas du tout. Je ne partage pas du tout les valeurs de mes chefs ni leur façon de travailler, et même si la matière ne me déplaît pas, je n'arrive plus à travailler dans ces conditions.

J'ai fait bouger les choses autour de moi, j'ai dit les choses, j'ai rencontré des gens, j'ai instillé des informations aux bonnes personnes au bon moment, j'ai demandé à rencontrer le Directeur, j'ai fait des mails pour qu'on ne m'oublie pas et j'en suis très fière parce qu'un jour, on m'a fait comprendre qu'on ouvrait un poste juste pour moi.

N'empêche que du coup, je me questionne.

Je vais repartir dans un nouveau boulot. Depuis que je suis entrée dans l'administration, entre les concours, les mutations et les changements de poste demandés, j'ai changé de boulot tous les ans, ou tous les deux ans, sauf un poste que j'ai occupé trois ans, congé maternité compris ainsi que quelques mois à mi-temps. Je change, je me dis à chaque fois que je vais rester, et puis je m'épuise, je m'ennuie, je cherche une raison de partir.

Combien de temps cela va-t-il durer ?

La question cruciale, c'est surtout : est-ce qu'un jour je trouverai un poste, dans mon administration, qui me convienne tout à fait, ou cette recherche est-elle pure chimère et une façon de ne pas remettre en cause mon choix de départ : l'administration en elle-même...

Pour moi, être fonctionnaire c'était avant tout être au service des autres. Et c'est toujours le cas, je travaille au service des entreprises, donc au service de l'emploi, donc au service des gens, et je me sens vraiment utile dans ma branche, dans mon secteur. Et même si l'inertie de l'administration me pèse souvent, ce choix-là me convient quand même, en partie.

J'ai parfois l'intuition que je serais mieux dans un boulot dans lequel je ne serais pas salariée. Mais là encore, le problème est énorme : il y a tellement de possibilités, tellement de choses qui m'intéresseraient, tellement de choses que je pourrais faire, je ne saurai jamais choisir.

J'ai vu une psy, il y a un mois ou deux, qui est aussi coach en développement personnel. C'est bien, et je vais reprendre RV en septembre. Mais le problème, c'est qu'elle prend tout ce que je dis pour argent comptant, alors que parfois je ne fais que réfléchir à haute voix. Et du coup on se lance là-dedans et moi tout d'un coup je n'ai plus envie de suivre, je veux freiner des quatre fers parce que je ne suis pas sûre... parce que tout quitter, je n'ai pas encore décidé... Parce que ça l'enthousiasme comme projet, ça lui plaît de m'accompagner là-dedans, c'est sa branche, sa compétence, mais ça va trop vite... Du coup elle m'avait donné des livres à lire et des recherches à faire et je ne l'ai pas fait. Parce que ça va trop vite et que je ne suis pas encore décidée à suivre ce chemin. J'ai comme l'envie de le suivre un peu, mais avec une corde qui me relie à ma route toute droite pour pouvoir y revenir si je m'aperçois que je me suis trompée.

L'étendue des possibles est tout à la fois ennivrant et complètement angoissant.

Même dans une librairie, j'ai cette angoisse. Je rentre, heureuse devant tant de lecture possible, devant tant de choix, devant toute cette culture à portée de main, je feuillette, je regarde, je fouine et puis je sors, sans rien. Pourquoi tel style et pas tel autre ? Et si je lis celui-là, pourquoi pas tous les autres du même auteur ? Alors je me dis "je vais y réfléchir et je reviendrai". Et la fois suivante, je fais la même chose. Alors, je lis ce qu'on me conseille, ou ce que j'ai dans ma bibliothèque que je n'ai jamais lu ou que je voulais relire... ou je ne lis pas, incapable de me lancer dans une direction.

J'en ai marre d'être handicapée par ce besoin de tout voir, de tout connaître, et du coup, de ne rien commencer...

J'ai testé mille styles littéraires, j'ai essayé plein de sports différents, j'ai fait de la musique, de la couture, du vélo, de la rando, de l'écriture, de la peinture, et encore mille activités mais je ne me suis fixée à rien. J'envie ceux qui ont une passion et qui s'y adonnent dès le moindre temps libre... Moi j'ai bientôt 36 ans, et je ne sais toujours pas ce que j'aime...

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02 juillet 2015

Petit-déjeuner salé

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En vacances (oui, un peu avant tout le monde, on a pris de l'avance d'une semaine. Petite section de maternelle, locations deux fois moins chères, moins de monde sur les routes, bref nous avons fait rater à Potam une semaine d'école), on a le temps et l'envie de se préparer un bon petit-déjeuner.

Ce premier repas de la journée devient un moment privilégié, soit en famille et alors on prépare une belle table où chacun trouvera de quoi combler ses fringales et gourmandises, soit en solitaire, tôt, profitant de la fraîcheur du matin sur la terrasse. C'est la deuxième éventualité que je préfère, avec cette délicieuse impression de voler du temps. Pour peu qu'il y ait du soleil, et me voilà comblée.

Depuis quelque temps, je remarque que j'aime de moins en moins manger sucré le matin, à part, exceptionnellement, un pain au chocolat tout frais de la boulangerie... (et pas ces trucs dégueu surgelés que nous sort belle-maman et qu'elle fait réchauffer au four, pleins d'huile de palme et autres huiles hydrogénées) (beurk) (mais comment lui dire ?).

Du coup, je ne mange ni confiture, ni miel, ni pâtes à tartiner, alors que je ne mangeais que ça il y a quelques années. LeTigre est un fan de pâtes à tartiner, aux speculoos, à l'ovomaltine, à la cacahuète, choco-noisette aussi évidemment... et maintenant ça m'écoeure.

Alors, je m'étais rabattue sur les tartines beurrées (au beurre salé), tout simplement, trempées dans le Ricoré sans sucre et sans lait. Je trouve ça bien meilleur.

Et puis on m'a diagnostiqué l'allergie aux protéines de lait de vache, donc exit le beurre, c'est ce qui m'a le plus manqué (plus que les yaourts ou le fromage). J'ai donc acheté une margarine sans lactose que je mettais sur mon pain le matin.

Par période, je mange des céréales, mais natures. Par exemple, des corn flakes et des flocons d'avoine mélangés, sans sucre, au lait d'avoine.

Mais j'ai lu dernièrement que le petit-déjeuné salé avait beaucoup de vertus : l'absence de sucre rapide le matin évite le pic de glycémie, donc les fringales et les coups de barre dans la matinée. En plus, les protéines et les graisses animales ingérées le matin permettraient de mieux assimiler celles du midi et de moins faire de mauvais cholestérol. Paradoxalement, manger des oeufs, du fromage ou du jambon le matin serait bon pour la santé !

Donc c'est décidé, je m'y mets ! Fromage, oeufs (à la coque, mes préférés), jambon, beurre, pain. Mmmmmmh ! Et fini les jus de fruits, les confitures, le miel, le sucre, les céréales trop sucrées. Je me garde comme petit plaisir mon pain au chocolat quand, certains mercredi, je rentre de l'école à 9h, que bébé Koala s'est rendormi dans sa poussette sur le trajet et que je passe devant la boulangerie.

Je mange souvent du fromage au petit déjeuner. Chez ma BM par exemple, qui n'a pas de margarine sans lactose, je me fais des tartines de fromage de chèvre frais, et j'adore... Ou alors un fromage crémeux de brebis. Et puis comme je remange un peu de protéines de lait de vache (je la tolère maintenant en petites quantités), je vais me redonner le droit de manger du beurre salé, avec de l'emmental et du jambon. Franchement ce n'est pas pour suivre une mode ni pour maigrir, c'est vraiment que j'ai remarqué d'abord que ça m'apporte plus de plaisir que les choses sucrées, et surtout ça me tient bien mieux toute la matinée, sans coup de barre...

Et vu que mes impressions ont été confirmées par mes lectures sur le net, ça me conforte dans mon intuition !

Et vous, c'est quoi votre petit-déjeuner préféré ?

 

Posté par Maman Flo à 15:22 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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16 juin 2015

Petite diète sans gluten et sans PLV

Depuis quelque temps, je mange super mal.

Mais vraiment super, super mal.

Très peu de légumes, pas trop de fruits, des féculents peu cuisinés, des tartines, du pain, du fromage, des sucreries (gâteaux surtout, en milieu de matinée, au goûter, voire même juste avant le repas de midi), biscuits apéro arrosés de bière ou de rosé.

N'importe quoi. J'ai renoué avec les bonbons, le nutella, les cacahuètes, dans le désordre.

C'est nul, mais j'avoue que la combinaison fatigue + déprime + manque de temps et d'énergie = pas envie de cuisiner ni de faire les courses. J'arrive encore, dans un sursaut de conscience maternelle, à acheter quelques légumes pour les enfants (les petits pois congelés, ça compte ?), je mixe vite fait un truc au baby cook, qu'au moins eux mangent équilibrés, et moi je m'oublie, loin derrière. Une tartine de nutella et une poignée de cacahuètes pour le dîner, des pâtes à tartiner bien grasses au ptit dej, une assiette de pâtes à midi.

Nul. Zéro.

Pourtant, la balance ne bouge pas. Tout ça a quand même tendance à m'écoeurer, donc je ne mange pas tant que ça au repas, mais je grignote dans la journée. Un bon condensé de toutes les mauvaises pratiques (sans compter un zéro pointé en sport. En quoi ?). La balance ne bouge pas, mais mon bide se voit ! Ventre gonflé, sensation de lourdeur, toujours l'impression d'avoir faim, vraiment pas agréable.

Alors, depuis dimanche matin, mon corps a dit STOP.

Retour à une hygiène de vie saine, comme je l'ai toujours fait d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que j'ai la chance d'avoir un corps qui ne bouge pas, une silhouette identique à celle de mes 25 ans, même un peu mieux, grâce à cette discipline alimentaire qui était totalement innée, totalement intuitive sans besoin ni de me forcer ni de réfléchir.

Maintenant que j'ai bien fait n'importe quoi depuis la naissance de bébé Koala, il est temps de remettre mon corps sur de bons rails.

Du coup, pendant quelques jours, petite diète purifiante : zéro PLV (protéines de lait de vache) et le moins possible de gluten.

Je ne suis pas vraiment intolérante au gluten, malgré tout j'ai souvent des gaz et des ballonnements qui viennent de là, avec un syndrôme du colon irritable qui se fait surtout sentir en période de stress.

Quant au lait de vache, une allergie réelle (et non une intolérance puisque ça me donne des symptômes allergiques ORL : nez qui gratte et qui s'infecte et s'inflamme à l'intérieur, yeux rouges et larmoyants, gorge qui gratte, voire eczema au coin de la bouche mais ça je me demande si ne c'est pas seulement le stress). Y a pire comme symptômes, c'est pas si grave, mais c'est le signe que mon corps ne les tolère pas et qu'il dépense une énergie non nécessaire à lutter contre les protéines intruses...

Donc, petite diète commencée dimanche matin :

Eviction totale de tout ce qui est à base de lait de vache. Pas trop compliqué pour moi puisque j'en mange déjà très peu, en de rares occasions quand je vais au resto ou que je cuisine pour du monde. A la maison, j'ai mes produits de remplacement : lait d'avoine, margarine sans lactose, fromages et yaourts de brebis et de chèvre. Et je vis très bien sans... (bon c'est vrai, parfois, un bon plat de lasagnes à la béchamel avec du fromage fondu, je craque. Pas grave, j'ai juste le nez qui gratte quelques heures après.... y a pire).

Eviction au maximum (mais pas totale c'est trop dur) du gluten.

Concrètement plus de pain au petit dej mais des céréales à base de riz, de maïs ou d'avoine, pas de pain aux repas, pas de gâteaux, pas de pâtes, ni blé, ni semoule.

C'est pas évident car je n'ai plus grand chose dans mes placards, faut que je refasse des courses pour arriver à respecter. Quand il n'y a rien dans le frigo, la tentation est grande de manger du pain et du fromage (de brebis), c'est ce que j'ai fait hier soir, mais je n'en avais pas mangé pendant 36h donc pas grave, un peu de temps en temps.

Après 48h, le verdict est déjà sans appel : mon ventre a quasiment disparu il est à nouveau presque plat (sans aucun exercice ni abdo ni séance de sport) alors qu'il était tout gonflé, vraiment j'avais un gros bourrelet encore samedi. Je me sens plus légère, mieux dans mon corps.

Je ne sais pas combien de temps je vais tenir comme ça, le plus longtemps possible. Ca restera un but vers lequel tendre, avec des assouplissements à certaines périodes.

Du coup, aujourd'hui, j'ai enfin pu remettre mon jean Joes Jeans gris préféré que je ne mettais plus, la faute à mon vilain bourrelet. Tout ça grâce à deux jours sans pain ni gâteaux, franchement, ça vaut le coup ;-)

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15 juin 2015

10 mois...

Ce WE, bébé Koala a eu dix mois.

Dix mois, ça veut dire bientôt un an. Dans deux mois il souffle sa première bougie, et moi j'ai l'impression qu'il a six mois !!!

Dix mois, et un bon bébé Cadum. Un pépère tranquille, souriant, toujours content, qui n'a besoin que d'un peu d'animation autour de lui pour se sentir bien. Un gros pépère de 9,5 kg, même que le médecin m'a dit qu'il avait un peu trop grossi... oups...

De bonnes joues rebondies, un double-menton, un bidon tellement gros que les couches taille 4 sont parfois trop serrées (après les repas surtout !), des cuissots bien dodus qu'on croquerait bien dedans...

Des yeux vert-gris encore clairs, des cheveux chatains avec des reflets roux (ce qui semble perturber toute ma belle-famille vu qu'ils me le font remarquer à chaque fois), des oreilles légèrement décollées mais vu les miennes j'aurais craint bien pire... Un regard pétillant, six petites dents (4 en haut, 2 en bas), des petits doigts très agiles qui commencent à beaucoup aimer attraper ce petit truc qui dépasse entre ses jambes !

Côté motricité, c'est, en moins pénible, le même profil que Potam : n'a jamais aimé être sur le ventre plus de deux minutes, aime rester assis, passe d'assis à sur le ventre puis râle car il ne sait pas faire l'inverse.... essaie de passer à 4 pattes mais ne reste pas les genoux, une fois qu'il est à plat ventre il reste allongé.

Il se hisse à tout ce qu'il peut pour se relever sur les genoux, mais pour l'instant ne se met pas debout, à part à de rares occasions. Mais lorsqu'il est à genoux, bien droit, tenu à la table basse, il n'a pas encore l'idée de se mettre sur les pieds.

Il arrive à se déplacer un peu, à force de glisser sur une fesse, une jambe dessous une jambe devant, pousse sur ses mains presque à quatre pattes mais avec un genou coincé sous le ventre. A plat ventre, il pousse sur ses mains et rampe en arrière, mais s'énerve rapidement. Allongé sur le dos, il ne se retourne pas, pourtant il sait faire...

Donc je pense qu'on aura, comme pour Potam, une phase quatre-pattes à la fois tardive et courte, quasiment en même temps que les premiers pas, qui seront sûrement tardifs aussi. Mais comme il ne râle pas comme son frère, c'est gérable !

Depuis que les bronchiolites sont terminées (un bon mois), il dort super bien, pas de réveil dans la nuit, et fait environ 20h-7h, un peu plus quand tout va bien, un peu moins quand il a mal aux dents ou qu'il est enrhumé... Il fait aussi de bonnes siestes, mais s'il dort bien le matin il dort moins l'après-midi. Du coup la fin d'après-midi et le début de soirée sont un peu chauds, alors il faut essayer d'être stratégique pour privilégier une bonne sieste l'après-midi de 14 à 16h (voire 17) pour que la fin de journée se passe au mieux.

Il mange de tout ou presque (on a pas encore introduit les oeufs même s'il a pu goûter une fois ou l'autre à un gâteau en contenant), il veut manger comme nous, se débrouille super bien avec les morceaux qu'il gère sans problème. Quand il mange des petits pots on peut donc même lui donner ceux des 12 mois et plus avec morceaux, il gère. Il mange du pain, des cracottes à la framboise (son petit péché mignon), des petits gâteaux pour bébé, des fraises, il suce un demi-citron avec délice, et sinon des purées de légumes et/ou féculents et viande ou poisson pour le midi, légumes seuls le soir. Il aime encore beaucoup les bib surtout s'il est un peu fatigué, mais accepte de mieux en mieux les yaourts. Par contre le fromage, pas moyen de lui en faire manger, dès qu'il le touche avec sa langue il fait une mine de dégoût et se contente de le réduire minutieusement en miettes.

C'est curieux je me souviens de Potam qui raffolait des petits suisses, des yaourts et du fromage, lui pas du tout. A part son bib, les laitages, c'est pas son truc... Les compotes par contre, les bananes, les fruits mixés, il se régale !

Il va à la crèche 4 jours par semaine, jusqu'à 16h30 quand son papa ne travaille pas l'après-midi, jusqu'à 18h si c'est moi qui vais le chercher. Il aime bien, il y est bien chouchouté, il lui arrive de s'endormir sur le tapis au milieu des autres, alors qu'à la maison il lui faut l'obscurité et le calme !!! Je soupçonne les filles de la crèche de le laisser pleurer un peu car à la maison, c'est rare qu'il s'endorme aussi facilement... mais si ça marche, tant mieux !

Son plus grand plaisir à la crèche, c'est la piscine à balles. Les filles m'ont dit qu'elles avaient eu l'idée de le mettre là un jour, et qu'il a adoré ! Il peut y rester une heure ou plus, on l'entend plus, il joue, il s'éclate.

Il fait des câlins... pour mon plus grand bonheur... tellement content de nous voir le matin, il se blottit tout excité dans nos bras, cale sa tête sur notre épaule et nous enserre les bras avec ses petites mains... c'est trop bon !!! Potam n'a jamais fait ça, en tout cas pas à cet âge... Il fait des bisous : il colle sa bouche sur notre peau et bavouille sur nous... pas glamour mais trop mignon...

Il s'endort souvent dans nos bras, là encore c'est tout nouveau pour moi et j'avoue que je ne m'en lasse pas. Il suffit qu'on fasse son petit rituel, on ferme les volets, on pousse la porte, il se blottit de lui-même, sa tête sur notre épaule, on le berce un peu avec une petite berceuse ou des paroles douces et il s'endort tranquillement en ronronnant comme un petit chat ou en chantant ! Oui il chante ! C'est excellent, si je chante une berceuse il m'accompagne... Souvent il me suffit de voir qu'il est tout calme comme ça, je lui fais un câlin pendant deux minutes puis le pose tout calme dans son lit où il finit de s'endormir, sans broncher, exactement dans la position dans laquelle je le pose...

Il dit non avec la tête quand il ne veut pas quelque chose. Il a très vite compris le non, si je lui tends un objet qu'il ne veut pas il dit "non" ! s'il n'a pas faim, idem, il repousse son bib et fait non de la tête...

Il fait tomber les objets, je les ramasse, il les refait tomber... jusque là ça semblait involontaire mais il y a quelques jours j'ai compris qu'en fait ça l'amuse... Me souvenais pas que ça venait si tôt ce petit jeu, mais il s'éclate à voir un objet (un bout de gâteau, un morceau de pain) tomber de la chaise haute. Il commence à "donner", mais a du mal à lâcher l'objet ! Quand on dit "donne" il tend la main mais garde l'objet bien serré... si on le lui prend ça le fait rire...

Il adore les petites papouilles. Pas les massages vraiment, mais les caresses très légères faites du bout des doigts sur son ventre, sur ses cuisses, et dans son cou. Tout d'un coup il s'arrête net de bouger, il est en extase, il profite, le regard fixe.

Il kiffe son frère. C'est son idole absolu, il veut toujours le voir, l'entendre, le toucher. Le matin, dès qu'il voit Potam, il est en transe ! il pousse des cris de joie, éclate de rire, et si Potam s'approche il lui fait un gros câlin ! Ce qui fait rire Potam (sauf quand bébé Koala lui tire les cheveux...), qui nous dit "ooooh il veut plein de câlins ce bébé aujourd'hui !".

Bref, un âge excellent, un bébé adorable et facile, très sociable, souriant, observateur, qui a aussi son petit caractère mais qui se laisse vivre et profite...

Bien sûr, des moments relous, y en a plein aussi. Mais ce sera pour une prochaine fois. Aujourd'hui je vous parle uniquement de ce qui est beau...

J'essaie de graver chaque instant dans ma mémoire à long terme pour ne jamais, jamais oublier ces moments (les bons en tout cas !). Ces petits doigts boudinés qui se resserrent sur mes bras, ces bisous maladroits et baveux, ces gros câlins, ces sourires... Du bonheur à l'état pur.

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02 juin 2015

Renouer avec sa sensibilité

La sensibilité est un cadeau, mais c'est aussi un fardeau.

Ultra-sensible, je ressens souvent comme une faiblesse, ce trait de caractère.

En ce moment, j'essaie de l'accepter. De l'accepter comme une donnée à devoir prendre en compte, comme un état de fait que je ne peux pas changer, au même titre que la couleur de mes yeux ou la taille de mes seins.

Alors, au lieu de combattre, j'ai décidé (bien aidée, je l'avoue, par mes lectures, par vos commentaires, par la psy) d'en faire un atout.

J'ai toujours su que j'étais "trop" sensible. Inconsciemment. Je m'en suis protégée. Très pudique avec ma famille, mes amis, et à l'école quand j'étais petite, je me défendais de cette étiquette "gamine", "immature", "dans la lune". Je n'en voulais pas, de cette sensibilité. Je ne l'écoutais pas.

Aujourd'hui je suis prête à l'écouter. A faire avec. A en tirer parti, même.

Oui, car si la sensibilité est une faiblesse par rapport à beaucoup d'aspects de la vie sociale, professionnelle et même familiale, elle est aussi source de plaisirs simples, les sensations sont décuplées, et si elle est utilisée, elle peut aussi apporter l'intuition.

J'ai toujours su que j'étais intuitive, mais je me méfiais. Comme d'un mauvais trait de caractère qu'on connaît, je confondais être intuitif et être impulsif - que je suis aussi parfois - , et je n'écoutais jamais mes intuitions. Ou presque jamais (un jour, j'ai divorcé avec une simple intuition. Oui, ma vie pouvait être meilleure. Et elle l'a été).

 

Aujourd'hui, j'avais une journée presque à moi.

Un RV d'une heure avec une psy en début de matinée, puis rien.

En sortant, je me sentais plus légère. J'ai pris une grande bouffée d'air frais de pollution, j'ai levé le nez et ai décidé de laisser mes émotions et mes sensations faire leur place. Je n'avais rien d'autre à faire, alors je les ai écoutées. Lues. Juste, laissé vivre à l'intérieur de moi.

Je marchais dans les rues et j'observais chaque visage. Chaque personne me renvoyait des émotions. Et comme pour un exercice, comme pour reprendre contact avec ce monde intuitif, je me suis amusée à donner, très vite et spontanément, un mot pour décrire chaque personne.

Je n'ai pas pu le faire pour tout le monde, car pour certains je ne savais pas. On ne lit pas dans le regard ou la démarche de tout le monde, y en a pour lesquels il m'aurait fallu une ou deux minutes. Quelques secondes, c'est court.

Mais ça a bien fonctionné, je me suis rendue compte que parfois, un mot me venait spontanément à l'esprit (angoissée - fragile - rayonnante - fermée - triste - heureux). Je n'ai évidemment pas la prétention d'avoir eu raison à chaque fois, mais j'ai aimé chercher, comprendre, décoder un regard, un geste, une façon de marcher, une silhouette. Comme une reconnection avec le monde qui m'entoure.

J'ai flâné dans les rues, j'ai pris un chocolat chaud et une part de gâteau dans un salon de thé, j'ai passé une heure trente dans une librairie, j'ai mangé des sushis, le tout seule, en accord avec moi-même et avec le monde.

J'étais bien.

Quand je suis sortie du TGV en rentrant chez moi, le vent soufflait à 100 km/h. Les passagers de mon train sortaient en frissonnant, en s'étonnant de cet air froid qui fouettait, violent, le visage, les cheveux, qui empêchait presque de marcher. J'ai respiré un grand coup et j'ai senti l'odeur de la mer. J'ai pris ce vent en pleine face et au lieu de lutter contre je l'ai aspiré, respiré, accepté.

Je me suis sentie vivante.

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01 juin 2015

Toujours perdue...

Je vais mieux, mais je ne sais toujours pas où je vais.

Je suis retournée au boulot et ça se passe bien. Je me suis remotivée, j'ai pris du recul, je me suis reposée, j'ai parlé à une assistante sociale qui s'est déplacée jusqu'à chez moi après un appel au secours... elle m'a écoutée, et son regard à la fois pro mais détaché de mon boulot, m'a fait du bien.

Elle m'a aussi donné le numéro d'une psy de mon administration, j'ai pris RV, je la vois demain.

Elle m'a dit que cette psy "me conviendrait parfaitement" après m'avoir écoutée. Elle voulait m'en conseiller d'autres plus près de chez moi, mais elle ne m'a pas donné de nom, elle m'a répété "non mais vraiment je crois qu'il faut que vous alliez la voir, elle". Alors, je fonce, les yeux fermés (ou presque). C'est trop précieux un conseil de ce genre, moi qui étais prête à trouver un psy par mon médecin ou les pages jaunes...

Elle m'a ouvert les yeux sur certaines choses, je lui disais que tout d'un coup je me sentais fragile, dans ce boulot, alors que j'avais toujours cru être forte, et elle m'a répondu très surprise : "non mais attendez, pour y arriver dans ces conditions c'est pas forte qu'il faut être, c'est surhumaine ! c'est normal de craquer !".

Du coup j'y suis retournée dans un autre état d'esprit. Plus apaisée, mais en même temps pas prête à mettre ma santé mentale en jeu. J'ai à la fois plus de motivation et plus de recul. Je prends les choses moins à coeur, moins personnellement.

Je ne sais pas combien de temps.

Combien de temps ça va tenir, combien de temps je vais accepter. La situation pourrait changer si on m'attribue un adjoint mais je n'ai aucune certitude.

Du coup, je réfléchis à toutes les possibilités. Quitter l'administration, mais pour faire quoi ? J'aime plein de choses mais, à part écrire, rien ne se détache, rien n'est évident... et écrire, c'est tellement compliqué d'en vivre, tellement aléatoire...

Je réfléchis aussi aux possibilités d'avoir un autre poste dans mon administration, qui me conviendrait mieux. Mais il n'y a pas énormément de possibilités en ce moment. Peut-être une opportunité très intéressante, mais pas avant un an. Tenir jusque là... ou changer avant pour autre chose ?...

Tout quitter ou juste espérer trouver mieux et m'en contenter... Je ne sais pas... je suis dans un flou qui m'angoisse, stratégiquement je ne sais pas ce que je dois faire... Je ne sais pas ce que je veux, je suis perdue. Je ne sais plus ce que j'aime, ni trop ce que je suis, ce que je pensais me convenir ne me convient plus, certaines capacités que je pensais avoir se dérobent, je me rends compte que c'était un rôle que je jouais, du coup je ne sais plus trop si ça me plaisait pour l'impression que ça me donnait de maîtriser, ou si ça me plaisait vraiment pour mon vrai moi.

Totalement perdue.

J'en souffre moins, je suis moins fragilisée car moins fatiguée, mais ça me travaille.

J'ai vraiment l'impression de renaître, mais c'est long.

Je n'en vois pas le bout, à chaque fois que j'ai l'impression de progresser je recule, à chaque fois que j'ai l'impression de reculer je comprends d'autres choses, et un jour, fatiguée, tout s'écroule et je ne comprends plus rien.

Bien sûr la tentation est grande, certains jours, de ne plus me poser toutes ces questions et d'avancer comme avant, sur les anciennes bases. Mais elles ne sont plus si solides, ce n'est plus si facile.

Plus vraiment celle d'avant, pas encore celle d'après.

Je suis un bourgeon prêt à éclore mais la préparation est encore longue. Et j'ai peur de ne jamais m'ouvrir. De rester un bourgeon qui n'aura pas la force, pas les nutriments, pas la lumière, pour éclore tout à fait. C'est trop compliqué.

J'espère que la psy va m'aider mais c'est une psy du travail, elle n'est pas vraiment là pour ça. Elle m'aidera un peu, sur certains pans de ma vie sociale. Pour le reste, elle aura peut-être quelqu'un à me conseiller.

Qu'est-ce qui m'a pris, de vouloir comprendre, de vouloir savoir ? L'ignorance de soi est tellement, tellement plus confortable...

Posté par Maman Flo à 22:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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